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Quatorze ans après avoir dirigé, du banc de touche, pour la dernière fois la sélection algérienne, Rabah Madjer retrouve les Verts en chapeautant à partir de lundi le regroupement qui précèdera les deux matchs contre le Nigeria et la Centrafique.

Madjer, assisté par Menad et Ighil, auront la mission très délicate de relancer une équipe en plein doute et qui ne cesse de manger de son pain noir. Eliminée prématurément des qualifications pour le Mondial- 2018, la sélection algérienne reste sur quatre défaites de suite dans cette campagne, au cours de laquelle la FAF a consommé pas moins de trois entraineurs.

L’objectif de Madjer est donc simple : arrêter l’hémorragie dès cette confrontation contre le Nigeria le 10 du mois en cours à Constantine, dans le cadre de la dernière journée des éliminatoires du Mondial russe. Certes, une éventuelle victoire ne va rien changer dans le sort des Fennecs, ni celui des Supers Aegles déjà qualifiés à la prochaine édition, mais ce serait surtout un précieux succès pour le moral.

D’ailleurs, Madjer l’a si bien précisé récemment : «Le Nigeria n’est pas un test pour moi, c’est un stage de 7 jours avec une équipe souffrante, on n’a pas la baguette magique pour tout changer en si peu de temps, on est venu changer ce qu’on peut changer, incha Allah les joueurs entreront avec une volonté de défendre l’honneur de l’Algérie, pour prouver que ce qui a été enduré n’était pas plus qu’un accident de parcours, et incha Allah on fera un résultat positif », a-t-il dit. Et pour son retour en équipe nationale, il faut dire que Madjer n’a pas été épargné par le mauvais sort.

En effet, pas moins de trois joueurs titulaires ont déclaré forfaits pour le rendez-vous en raison de blessures. Il s’agit de Ghoulam, Attal et Bensebaïni. Et pour pallier ces absences, le successeur de, Lucas Alcaraz, a fait appel à trois éléments du championnat algérien (Arous, Nessakh et Chafaï), élargissant par là même le ‘’contingent’’ des joueurs locaux présents en force dans ce stage.

Il s’agit d’ailleurs de la première fois depuis plus d’une décennie où l’on constate la présence de pas moins de 16 joueurs formés en Algérie dans un stage de la sélection nationale première, ce qui renseigne des intentions de Madjer et ses assistants de renverser la tendance.

Outre le match contre le Nigeria, les protégés de l’ancienne star du FC Porto vont également affronter la République centrafricaine le 14 en cours au stade du 5-juillet. Au sujet justement de cette empoignade, Madjer laisse entendre qu’il se donnera la possibilité de voir à l’œuvre certains éléments nouveaux, contrairement à la rencontre face au Nigeria où il compte aligner son équipe type.

«Contre le Nigeria je jouerai avec une équipe homogène, même si le match n’est pas un objectif en lui-même, on a le temps de tester tout le monde mais je ne tomberai pas dans le piège, cela ne veut pas dire que j attendrai la République centrafricaine pour tester. Cela dit, cette rencontre est plus qu’importante pour moi, car le classement FIFA joue un rôle énorme, je ne fais pas de différence entre match amical et officiel, on joue pour gagner, je refuse les erreurs, possible que j’en fasse, mais l essentiel c’est de progresser», précise-til.

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