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Les rumeurs donnant Raïs M’Bolhi sur le point de mettre un terme à sa carrière internationale deviennent de plus en plus persistantes. Mais personne pour le moment ne peut les confirmer ou les infirmer, surtout que l’intéressé est réputé pour être quelqu’un de très discret n’ayant pas l’habitude de communiquer avec la presse.

Toujours est-il, le portier algérien, si l’on se réfère à ses proches, est très déçu par ce qu’il vient de subir de la part du nouveau sélectionneur national, Rabah Madjer, qui a décidé de l’écarter de la liste des 23 éléments concernés par les deux matchs contre le Nigéria et la Centrafrique. Il s’agit de la première fois, depuis qu’il a porté les couleurs nationales, soit en 2010, que M’Bolhi soit écarté pour des raisons techniques. Le keeper de 31 ans a toujours tenu sa place en équipe nationale même s’il ne jouait pas très souvent en club.

Mais Madjer a décidé de déroger à cette règle, en préférant faire l’impasse sur l’actuel portier de Rennes, justifiant sa décision par le fait que le concerné manque sensiblement de compétition au sein de son club. Et même si le successeur du coach espagnol, Lucas Alcaraz, a rassuré M’Bolhi qu’il sera réintégré dans l’effectif des Fennecs une fois avoir repris la compétition, la décision de l’ancienne star du FC Porto a fait beaucoup de mal au désormais ex-N.1 du « Club Algérie » qui compte 55 sélections au cours desquelles il a concédé 51 buts, tout en parvenant à garder ses bois vierges pendant 19 matchs.

En tout cas, cette mise à l’écart de M’Bolhi intervient au moment où ce dernier a le plus besoin du soutien de l’entraineur national, vu la période difficile qu’il traverse à Rennes. En effet, au sein du club breton, le gardien de but algérien, qui n’a été titularisé qu’une seule fois cette saison, vient d’être relégué au statut de troisième portier.

Sa situation n’est pas appelée à connaitre une amélioration en raison de la bonne santé qu’affiche depuis quelques semaines sa formation qu’entrainer l’ancien sélectionneur national, Christian Gourcuff. Les spécialistes et autres techniciens n’arrivent toujours pas à comprendre comment le sélectionneur national Madjer a écarté l’un des meilleurs gardiens de la dernière décennie en Algérie.

Et là l’on se demande si Madjer n’a pas manqué de respect à Mbolhi. En tout cas, la manière incorrecte et inélégante avec laquelle a agi le sélectionneur national envers le héros des deux Mondiaux-2010 et 2014 s’apparente à un manque de respect envers un gardien qui n’a jamais déçu les Algériens.

Cette mise à l’écart, pour le moins que l’on puisse dire incompréhensible, s’inscrit dans le registre des bourdes de la nouvelle direction de la FAF qui intervient quelques semaines après le feuilleton Mahrez, Slimani et Bentaleb. Selon toute vraisemblance, les présidents ayant défilé à la tête de la FAF usent de ce genre de pratiques devenues monnaie courante. Preuve à l’appui : les différents présidents de la FAF humilient les ex-capitaines d’équipe de la sélection nationale.

Les exemples ne manquent pas. L’on se rappelle la manière avec laquelle Yazid Mansouri a été écarté de la sélection. Idem pour Medhi Lahcen, lui aussi sorti par la petite porte de l’équipe nationale sans qu’on lui donne le temps de s’exprimer sur le sujet et d’expliquer à la presse les raisons ayant pesé sur son choix de prendre sa retraite internationale. s’appelle de l’ingratitude envers ceux qui ont mouillé le maillot et procuré de la joie aux millions d’Algériens en juin 2014.

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