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La JS Kabylie et l’USM Bel-Abbès se retrouveront mardi, au stade 5-Juillet (Alger) en finale de la Coupe d’Algérie, 27 ans après leur première confrontation à ce stade de la compétition revenue aux gars de la « Mekerra » (2-0), réalisant ainsi le fameux « coup de maître » pour un « coup d’essai ». Mardi, la JSK abordera sa 11e finale avec l’espoir de décrocher son 6e trophée, alors que l’USMBA jouera tout simplement sa 2e finale de son histoire, en ambitionnant de rééditer l’exploit de 1991 devant le même adversaire de surcroît. Suite de la page 11

…Ironie du sort, les deux formations ont vécu une saison calamiteuse en championnat car mathématiquement elles sont toujours sous la menace d’une relégation en Ligue 2, même si leur dernière sortie s’est soldée par une victoire salutaire les éloignant du purgatoire. Les Kabyles se trouvent dans une forme éblouissante en collectionnant les bons résultats, notamment depuis leur victoire devant le MC Alger, d’abord en championnat (3-1) puis en demi-finale de la coupe d’Algérie (0-0, 5-4 aux t.a.b).

Ils restent sur une nette victoire devant l’Olympique Médéa (3-0), renforçant leurs chances de maintien et surtout leur record de présence en Ligue 1 depuis leur accession parmi l’élite en 1969. Il faut reconnaître que le club algérien au prestigieux palmarès a connu au cours de la saison en cours une crise sans précédent, d’abord au niveau de son staff dirigeant, avec la destitution de son légendaire président Mohand Chérif Hannachi, présent comme joueur lors du 1er sacre de la JSK en 1977 aux dépens du NA Husseïn-Dey (2-1) et son remplacement par un directoire, avant que Chérif Mellal ne soit intronisé à la tête des « Canaris » lors d’une assemblée générale élective.

L’instabilité du staff dirigeant s’est répercutée sur le plan technique avec un défilé d’entraîneurs. Après l’éviction des enfants du club Moussouni-Rahmouni, le banc du club a vu passer tour à tour, Azeddine Aït-Djoudi, Noureddine Saâdi et enfin Youcef Bouzidi, présenté comme le sauveur. Ce dernier garde un mauvais souvenir de sa dernière finale de Coupe d’Algérie qu’il a perdue en 2016 face au MC Alger (1-0), assurant toutefois qu’il brandira cette fois-ci le trophée de la 54e édition.

« Je pense que nous avons les moyens de remporter le trophée et étoffer ainsi le palmarès du club avec une sixième Coupe d’Algérie, même si dans ce genre de rendez-vous les deux équipes partiront à chances égales », a souligné le coach des « Canaris ». Côté joueurs, le moral est au beau fixe après l’embellie des dernières semaines.

Ainsi, Asselah, qui avait disputé les finales de 2011 (victoire face à l’USM El-Harrach) et 2014 (défaite devant le MCA), et ses co-équipiers Boukhanchouche, Yettou, Djabout, Benaldjia et autre Hammar, croient dur comme fer à la victoire et ne jurent que par le trophée de Dame Coupe. Une chose est sûre, les tribunes du Stade Olympique d’Alger vibreront à fond avec notamment la présence de la galerie kabyle qui viendra de toutes les régions du pays pour pousser les siens vers un 6e trophée tant attendu.

USMBA : réécrire l’histoire après une longue traversée du désert
Le grand club de l’ouest algérien, l’USMBA n’a pas eu la réussite escomptée à la mesure de sa grande popularité et sa longue histoire. Ayant toujours joué les premiers rôles aussi bien en Division Une que Deux, le club de la « Mekerra » n’a obtenu qu’un seul titre en 85 ans d’existence, un palmarès squelettique aux yeux des amoureux des « Vert et Rouge ». Pourtant, l’USMBA avait eu le privilège d’enrôler un joueur de réputation mondiale à savoir le Marocain Larbi Benbarek lors de la saison 1955-1956 qui avait été pour lui une passerelle vers une riche carrière professionnelle en Europe, notamment à l’Olympique de Marseille et l’Atlético Madrid. Le destin a voulu que le célèbre joueur marocain quitte ce monde en 1992 à l’âge de 75 ans, soit une année seulement après le sacre de l’USMBA de son seul titre jusque-là. Outre Benbarek, d’autres illustres noms ont porté le maillot vert et rouge dont les anciens éléments de la glorieuse équipe du FLN, Zouba, Rouai, l’ex-arbitre international Lacarne, présent au Mondial-1990 en Italie, et les internationaux tunisiens Henia et Sassi pour ne citer que ceux-là. Le club admiré par son chatoyant style de jeu a connu à l’instar de son adversaire de mardi une saison cauchemardesque en flirtant avec la zone rouge. Bien drivée par l’ancien international, Chérif El-Ouazzani, l’USMBA a bien débuté le championnat de l’édition 2017-2018 en se positionnant dans la partie gauche du classement, avant de glisser dangereusement vers le bas du tableau, notamment après la défalcation de six points par la Fifa, sanction relative à la non régularisation de la situation financière du Congolais Jesse Mayele. En Coupe d’Algérie, les camarades de Zouari ont souffert le martyre, notamment face à la JS Saoura (1/4 de finale) et au cendrillon, le CR Zaouia (1/2 finale), inscrivant chaque fois le but de la qualification dans les ultimes instants de la rencontre. Contrairement à la JSK, les dirigeants du club n’ont pas connu une instabilité au niveau du staff technique, renouvelant leur confiance à Chérif El-Ouazzani en poste depuis la saison écoulée. Le rêve fou de « CEO » est d’offrir au club de Sidi Bel-Abbès son second trophée après l’avoir décroché comme joueur à 3 reprises avec le MC Oran en 1984, 1985 et 1996. L’entraîneur de 52 ans reste persuadé que ses joueurs vont oublier, l’espace d’un match, tous leurs déboires en championnat et tenter par là même de refaire le coup de leurs aînés en 1991 face à ce même adversaire en finale de la Coupe d’Algérie qui a permis à l’USMBA de remporter son premier et unique titre jusque-là.

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