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Le technicien bosnien Vahid Halilhodzic a été limogé de son poste de sélectionneur de l’équipe japonaise, à deux mois de la Coupe du monde 2018 en Russie (14 juin – 15 juillet) en raison d’un «choc culturel» important entre ses méthodes et la mentalité japonaise, a expliqué mardi son ex-adjoint Jacky Bonnevay.

«On avait travaillé pendant trois ans pour se qualifier, tout était prêt pour la Coupe du monde. C’est ma plus grosse déception professionnelle, j’ai trouvé ça violent. Le timing m’a semblé surprenant. J’aurais compris qu’on nous remercie au mois de décembre, qu’on nous dise: +Merci, bravo, mais le choc des cultures est trop important, ça ne va pas le faire+», a-t-il indiqué à l’agence AFP.

Avant d’atterrir au Japon, Halilhodzic avait permis à l’équipe algérienne de football d’atteindre le Mondial 2014 au Brésil, pour la deuxième fois de suite, avant de la qualifier en 1/8 de finale, une première dans son histoire.

«J’avais une incertitude quand même car ils ne nous avaient pas prolongés en septembre mais seulement début janvier, j’avais quelques échos déjà sur le choc des cultures. S’ils voulaient absolument nous garder ils auraient pu nous prolonger plus tôt», a expliqué Bonnevay.

Pour justifier ce licenciement du coach, le président de la Fédération japonaise de football (JFA) Kozo Tashima a dit que «les joueurs dans leur ensemble avaient perdu confiance en Vahid, que le management ne correspondait plus, qu’il y avait un problème de communication», a révélé Bonnevay.

Le 24 mai, les avocats de Vahid Halilhodzic ont assigné en justice la JFA et son président Kozo Tashima, réclamant un yen symbolique pour «rétablir l’honneur» de l’ancien sélectionneur.

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