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C’est un sale temps que connaissent la quasi-totalité des clubs algériens qui croulent de plus en plus sous les dettes. Une situation engendrée évidemment par la crise économique que traverse le pays, mais aussi par la mauvaise gestion des dirigeants qui s’entêtent pourtant à s’accrocher à leurs postes.

Face à cet état de fait, tous les clubs algériens trouvent des difficultés énormes pour honorer leurs engagements envers leurs joueurs. Les grèves sont même devenues légion dans le football algérien, alors que le nombre des plaintes déposées par les joueurs au niveau de la chambre de résolution des litiges sont en train de battre tous les records.
Tout cela commence à inquiéter les responsables du football algérien, qui assistent impuissant à une mort programmée des clubs, y compris les plus prestigieux, notamment après le retrait des sponsors.

Le sujet a été même évoqué au cours de la précédente réunion du Bureau Fédéral de la FAF, tenue la semaine passée au Centre technique national de Sidi Moussa. C’est le président de la Ligue de football professionnel (LFP), Mahfoud Kerbadj, qui s’est empressé à tirer la sonnette d’alarme.

Il a alors fait part, lors de son exposé, des grosses difficultés que vivent les clubs. A ce propos, Kerbadj a souligné l’apport de l’opérateur et partenaire Mobilis qui, lui, s’acquitte régulièrement des montants des droits de naming des deux championnats professionnels, chose qui soulage un tant soit peu la trésorerie de la Ligue et des clubs.

Profitant d’ailleurs de cette situation, la FAF, par le biais de son secrétaire général, et la LFP, à travers son vice-président, devront se mettre autour d’une table dans les prochains jours afin d’examiner le projet d’une nouvelle formule pour la répartition des droits TV et des droits de naming. La tendance devrait être selon le degré d’exposition des clubs durant la saison footballistique.

Et si le sponsor majeur du football national permet à la discipline de survivre, ce n’est pas le cas pour les clubs qui sont noyés dans une crise financière sans fin, comme l’indique le rapport de la Commission de résolution des litiges (CRL). En effet, malgré trois mises en demeure adressées aux clubs des Ligues 1 et 2, rares sont les clubs à avoir honoré le paiement de leurs dettes vis-à-vis des joueurs et des entraîneurs.

Pour illustrer cette situation par les chiffres, au 19 octobre 2017, le montant global des dettes des clubs de la Ligue 1 Mobilis vis-à-vis de joueurs et d’entraîneurs est de 318 565 934 DA, en plus de 2 925 000 DA de frais de procédure. Pour ce qui est de la Ligue 2, le total des dettes des clubs vis-à-vis de joueurs et d’entraîneurs s’élève à 231 443 195 DA en plus de 3 350 000 DA de frais de procédure.

Même des clubs évoluant dans les paliers amateurs cumulent des dettes anciennes, dont le montant global est de 342 173 397,48 DA, en plus de 2 200 000 DA de frais de procédure. Au total, on est à presque 1 000 millions de dinars d’endettement des clubs tous paliers confondus, ce qui est ahurissant.

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