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À présent que le sort de l’entraîneur espagnol, Lucas Alcaraz, aux commandes techniques des Verts est déjà scellé, la FAF a besoin de trouver un terrain d’entente avec lui pour résilier à l’amiable son contrat, au risque de se retrouver contrainte de lui payer la totalité de la durée de son bail qui devrait expirer en 2019.

Avant le match face au Cameroun disputé samedi dernier à Yaoundé et qui fut d’ailleurs son dernier à la tête des Verts, Lucas Alcaraz avait déclaré en conférence de presse à Sidi Moussa que si jamais on allait le destituer de son poste, il allait organiser un point de presse avant de retourner chez lui afin de s’expliquer et dire quelques vérités. Un engagement auquel il ne s’est finalement pas tenu.

Aussi, ce qu’il faut savoir, c’est qu’Alcaraz a été contacté par certains de nos confrères espagnols au lendemain de son limogeage afin qu’ils recueillent ses impressions, sauf qu’il a refusé de s’exprimer, préférant se taire le temps que la résiliation de son contrat soit actée de manière officielle.

Selon certaines indiscrétions, le président de la FAF, Kheïreddine Zetchi va rencontrer l’agent du coach espagnol au cours de cette semaine afin de discuter avec lui au sujet du montant des indemnités qui seront versées au désormais ancien sélectionneur national. Étant donné que ce dernier n’a pas failli à l’objectif qui lui avait été tracé au préalable, c’est-à-dire qualifier l’EN à la prochaine Coupe d’Afrique des nations de 2019, il est donc très probable que la partie espagnole demande un dédommagement de l’intégralité des mois représentant la durée de son contrat (jusqu’à juillet 2019).

En plus de l’agent, on croit savoir aussi que deux avocats seront présents aussi pour faire valoir les droits d’Alcaraz. Toujours est-il que Zetchi s’est déjà préparé à cette éventualité. Selon son entourage, lui aussi a des arguments à faire valoir pour éviter de tomber dans le piège.

Il mise notamment sur une clause dans le contrat du technicien ibérien stipulant que ce dernier était tenu de s’installer à Alger pour suivre de près les performances des joueurs locaux, une clause qu’Alcaraz n’a pas respectée. Et si l’ex-coach de Granada s’entête à revendiquer la totalité de son argent, Zetchi n’hésitera pas à faire usage de cette clause, tout en se montrant confiant quant à gagner la bataille au cas où le désormais ex-sélectionneur national recoure à la FIFA.

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