Ces derniers jours, la direction de l’Espérance Sportive de Tunis a décidé de mettre un terme définitif aux dépassements répétés de sa star algérienne, Youcef Belaïli.
L’ailier vedette de l’équipe nationale algérienne, pourtant connu pour son talent sur les terrains, s’est récemment illustré davantage par ses comportements controversés que par ses performances sportives, semant le trouble au sein du vestiaire de « Bab Souika ».
Le dernier incident en date remonte à la semaine dernière, lors d’un match du championnat tunisien. Remplacé par l’entraîneur Maher Kanzari en raison d’un rendement jugé insuffisant, Belaïli a vivement exprimé sa colère, réagissant avec frustration à cette décision technique qu’il a visiblement mal digérée.
Dans un climat devenu tendu, la presse tunisienne révèle que la direction de l’Espérance a pris les choses en main. Une réunion de réconciliation a d’abord été organisée entre le joueur et son entraîneur afin d’apaiser les tensions. Parallèlement, le club a rappelé fermement à Belaïli ses obligations de professionnalisme, lui demandant de faire preuve d’un engagement exemplaire, tant sur le terrain qu’en dehors, à partir de maintenant.
La direction du club a également profité de cette mise au point pour rappeler à Belaïli que son contrat arrive à échéance à la fin de la saison en cours, et qu’il est impératif qu’il s’assoie prochainement à la table des négociations pour discuter d’une éventuelle prolongation.
L’Espérance, sacrée championne de Tunisie, détient un levier de pression important : l’avenir international de Belaïli avec les Fennecs. En effet, s’il ne parvient pas à retrouver une place stable et régulière au sein de son club, sa sélection en équipe nationale pourrait être compromise, ce qui représenterait un coup dur pour le joueur qui tient à jouer la prochaine CAN et potentiellement la Coupe du monde 2026.
Face à cette situation, le club tunisien n’exclut pas d’opter pour une stratégie ferme dans les semaines à venir. Il pourrait conditionner la poursuite de la saison du joueur à une prolongation de contrat.
Autrement dit, s’il refuse de renouveler son bail, il pourrait être mis à l’écart jusqu’à la fin de la saison. Une manière claire pour le président Hamdi Meddeb et son staff de ne pas se retrouver dans une position où Belaïli partirait librement l’été prochain, sans contrepartie.