Le dossier Mohamed Amoura connaît un nouveau tournant. L’international algérien de Wolfsburg reste au cœur des tractations entre les Loups et Benfica, qui voit en lui sa priorité offensive.
Le départ potentiel de l’ailier turc Kerem Aktürkoğlu pourrait rebattre les cartes et rapprocher les deux clubs d’un accord.
L’avenir de Mohamed Amoura en Bundesliga reste suspendu à un fil. Alors que les négociations entre Wolfsburg et Benfica semblaient avoir marqué le pas ces derniers jours, un élément externe est venu redonner vie au feuilleton : le possible transfert de Kerem Aktürkoğlu vers Fenerbahçe.
Une transaction qui pourrait libérer de précieuses liquidités pour le club lisboète, tout en accentuant son besoin de renforcer le secteur offensif. Jusqu’ici, Benfica a déjà franchi un cap historique en matière de proposition financière. Le club lisboète a mis sur la table une offre avoisinant les 28 millions d’euros, assortie de 6 millions de bonus, pour atteindre un total de 34 millions.
Une somme record pour les Aigles, mais encore insuffisante pour convaincre Wolfsburg, qui campe sur ses positions en réclamant 40 millions d’euros. Pour les dirigeants allemands, Amoura n’est pas un joueur à brader après sa saison convaincante en Bundesliga.
L’équation pourrait cependant évoluer en cas de départ d’Aktürkoğlu. Outre l’entrée d’argent que représenterait son transfert, Benfica se retrouverait dans l’urgence de pallier son absence. Le profil de Mohamed Amoura, déjà longuement étudié par Rui Costa et ses conseillers, reste la cible numéro un.
Le joueur, rapide et décisif, correspond parfaitement au style offensif prôné par les Lisboètes, qui cherchent à combiner jeunesse, dynamisme et efficacité. De son côté, l’international algérien se montre séduit par le projet portugais.
Amoura aurait déjà donné son accord de principe au club lisboète, convaincu par la perspective de disputer la Ligue des champions et d’évoluer dans une formation de haut standing européen. Ce feu vert du joueur constitue un atout non négligeable pour Benfica, qui n’a désormais plus qu’à franchir l’obstacle financier.
Rui Costa, président de Benfica, reste persuadé que le deal peut aboutir. En interne, la direction sportive n’a jamais cessé de travailler sur ce dossier, guettant le moindre mouvement dans le mercato pour ajuster ses plans. La vente d’Aktürkoğlu pourrait être l’élément déclencheur qui permettra enfin d’aligner l’offre lisboète sur les attentes allemandes.
Pour Wolfsburg, la question demeure celle de savoir jusqu’où pousser la résistance. Le club est conscient de l’intérêt que suscite Amoura sur le marché, mais il sait aussi qu’un transfert à prix fort renforcerait ses marges de manœuvre pour recruter. Dans ce bras de fer, chaque partie attend le moment opportun pour avancer ses pions.
La balle semble désormais dans le camp de Benfica, qui pourrait bientôt disposer de toutes les cartes pour finaliser ce transfert. Si l’opération se concrétise, Amoura rejoindrait une longue liste de joueurs algériens ayant marqué le football portugais, à l’image de Yacine Brahimi au FC Porto.
Entre patience et stratégie, le futur d’Amoura dépendra d’un jeu de dominos où chaque transfert peut changer le scénario final.