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Ligue 1 : La LFP irrite les clubs

par Abderrahim A.
Ligue 1 : La LFP irrite les clubs

Avec plusieurs chocs au menu, la 4e journée de Ligue 1 s’est transformée en sujet de polémiques à répétition, tant les décisions de la Ligue de football professionnel (LFP) paraissent inégales et mal coordonnées.

Entre délocalisations forcées, quotas de supporters appliqués à géométrie variable et absence de stades fixes pour les clubs de la capitale, le malaise grandit.

Le cas du match USM Alger – USM Khenchela, prévu au stade MustaphaTchaker de Blida, illustre ces contradictions. Si la rencontre aura bel et bien lieu le samedi 13 septembre, la LFP a décidé de limiter la présence des supporters à seulement 6 000 billets, vendus au stade Omar Hamadi.

Une restriction qui tombe mal, car tous les autres matchs du championnat se sont joués à guichets fermés, avec des tribunes pleines.

La fameuse loi de réduction du nombre de supporters, annoncée comme uniforme, semble ne s’appliquer qu’à certains clubs et non à l’ensemble de la compétition.

Cette impression d’injustice est renforcée par le cas du CR Belouizdad. Initialement programmé au stade Mustapha-Tchaker le même jour, son match contre la JS Saoura a été délocalisé à Constantine, au stade Chahid-Hamlaoui, à plus de 400 kilomètres d’Alger.

Officiellement, la décision répond à un problème de calendrier et d’organisation. Mais pour les Rouge et Blanc, privés de leur public et contraints à un long déplacement, elle s’apparente à une double sanction. Comment comprendre qu’un club censé jouer « à domicile » se retrouve à l’extérieur, alors même que plusieurs infrastructures existent dans la capitale ?

DES TRAVAUX LANCÉS AU PIRE MOMENT
Cette incohérence rappelle une réalité : à la 4e journée, aucun des clubs algérois n’a encore de stade fixe pour recevoir ses adversaires. Une situation qui n’a que trop duré, alors qu’Alger dispose pourtant de plusieurs enceintes capables d’accueillir des matchs de haut niveau.

Ce qui interroge encore plus, c’est le timing choisi pour lancer les travaux de maintenance et de restauration dans la capitale.

Le 5-Juillet, le Nelson-Mandela, le 20-Août et même le stade Ali-Ammar ont été fermés pour des rénovations de pelouse ou de gradins… quelques jours seulement avant le début du championnat.

Or, ces stades étaient déjà inutilisés durant tout l’été, ce qui aurait permis de programmer et de terminer ces travaux bien avant la reprise.

Coïncidence ou mauvaise planification ? Toujours est-il que les clubs d’Alger se retrouvent sans solution pour accueillir leurs matchs, au moment même où le championnat bat son plein. Cette gestion hasardeuse pèse lourdement sur les équipes et leurs supporters.

Non seulement les clubs perdent l’avantage de jouer devant leur public, mais ils doivent aussi composer avec des déplacements imprévus et coûteux. Quant aux fans, ils vivent une frustration croissante, privés de leur rôle central dans l’animation du championnat.

SUPPORTERS EN COLÈRE ET CLIMAT TENDU
Du côté des supporters, la grogne enfle. Les fidèles du CRB dénoncent une décision « injuste », qui prive leur équipe d’un avantage précieux en début de saison : l’appui de milliers de supporters.

Sur les réseaux sociaux, beaucoup s’interrogent sur l’équité d’un championnat où certains clubs peuvent compter sur leurs gradins pleins, tandis que d’autres se retrouvent réduits à jouer devant des tribunes clairsemées ou à plusieurs centaines de kilomètres de leurs bases.

La colère est aussi perceptible chez les fans de l’USMA. Les 6 000 billets réservés pour Blida semblent dérisoires au regard de l’engouement habituel autour du club. Le contraste avec d’autres matchs joués à guichets fermés ne fait qu’alimenter les soupçons de favoritisme et d’incohérence dans l’application des règles.

UNE ORGANISATION À REVOIR
La gestion de ces dossiers relance un vieux débat : celui de la gouvernance et de la transparence au sein de la LFP. En théorie, l’instance devait harmoniser les règles et garantir un traitement équitable pour l’ensemble des clubs.

En pratique, elle multiplie les décisions ponctuelles, souvent mal expliquées, qui créent un climat de méfiance.

Comment bâtir un championnat compétitif si les règles changent d’une semaine à l’autre et ne sont pas appliquées de manière uniforme ? Au-delà des polémiques immédiates, c’est toute l’image du football national qui se retrouve fragilisée.

La LFP gagnerait à anticiper, à communiquer de façon claire et surtout à offrir aux clubs et à leurs supporters une stabilité indispensable. Car le football algérien mérite mieux qu’une gestion improvisée, où chaque journée amène son lot de contestations.

En définitive, la 4e journée devait être un rendez-vous sportif. Elle risque de rester dans les mémoires comme un nouvel épisode d’incompréhension et de frustration. La question est désormais simple : pourquoi avoir attendu le coup d’envoi du championnat pour fermer les stades de la capitale et où joueront les clubs algérois tant que ces enceintes ne seront pas disponibles ?

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