À l’approche de grandes échéances pour la sélection nationale, notamment la Coupe d’Afrique des nations et les deux dernières journées des éliminatoires de la Coupe du monde 2026, la question du poste de gardien de but redevient centrale.
En effet, les performances en dents de scie des portiers actuellement en place poussent à une réflexion stratégique : et si Raïs M’Bolhi était encore l’homme de la situation ? Après un passage à vide, l’emblématique gardien des Fennecs semble retrouver un excellent niveau avec son nouveau club, l’ES Mostaganem.
Malgré le peu de matchs joués jusque-là, ses prestations ont été rassurantes, solides et techniquement supérieures à celles de ses concurrents. Sa lecture du jeu, sa sérénité et son charisme dans les cages restent intacts.
Des qualités rares, précieuses surtout dans les moments de forte pression. On pourrait objecter que l’âge (M’Bolhi a fêté ses 39 ans) est un frein.
Pourtant, le poste de gardien de but fait souvent exception. De grands noms du football mondial ont brillé bien au-delà de la trentaine : Dino Zoff, Edwin van der Sar, Gianluigi Buffon, Iker Casillas, Rogério Ceni, Manuel Neuer, José Luis Chilavert, ou encore Essam El-Hadary, devenu le plus vieux joueur de l’histoire de la Coupe du Monde.
M’Bolhi n’a donc rien à envier à ces figures historiques en matière de longévité et de professionnalisme. Autre point crucial : il n’a jamais officiellement annoncé sa retraite internationale. Tant que cette porte reste ouverte, il est légitime de considérer son retour si l’intérêt du collectif national le justifie.
Et c’est bien de cela qu’il s’agit : placer l’intérêt de l’Algérie au-dessus de toute autre considération. Ce message des observateurs et spécialistes s’adresse donc directement au staff technique des Verts : le moment est venu de penser pragmatiquement.
Si Raïs M’Bolhi est encore capable d’offrir des garanties dans les buts, il serait dommage – voire risqué – de s’en priver dans des compétitions à haute intensité où l’expérience peut faire la différence. La balle est dans le camp de Petkovic.