Malgré des milliards dépensés lors du mercato estival pour récupérer un sacre perdu au cours des deux derniers exercices, le CR Belouizdad trouve des difficultés énormes pour décoller.
Et comme lors de la saison passée, le club banlieusard de la capitale est en train de rater son début de championnat. Sous pression après une nouvelle contre-performance, l’entraîneur du Chabab, Saed Vandenbroeck Ramovic, répond avec calme aux critiques virulentes de ses propres supporters.
Le climat était électrique lors de la précédente rencontre du CRB au stade du 20-Août-1955, théâtre d’un nouveau match nul des locaux, cette fois face à un adversaire jugé largement à sa portée.
Un score décevant qui prolonge une série de résultats ternes pour le club de Laâqiba, habitué aux podiums et aux ambitions continentales.
À peine le coup de sifflet final retenti, une vague de sifflets et de protestations s’est abattue depuis les tribunes, visant principalement le coach Ramović, déjà fragilisé par les critiques des dernières semaines.
Certains supporters ont même scandé des appels à la démission, traduisant un profond malaise dans les rangs des fans.
Pourtant, l’entraîneur serbo-bosnien n’a pas cédé à la pression ambiante. En réponse aux huées, il s’est retourné vers les gradins et a applaudi calmement, un geste sobre mais fort, interprété par beaucoup comme un appel au calme et au respect mutuel.
« Il n’y a pas d’animosité, seulement des attentes. Les supporters veulent voir leur équipe gagner, je les comprends. Nous devons faire mieux, et nous y travaillons », a déclaré Ramović en conférence de presse.
Un discours apaisant qui tranche avec l’agitation ambiante, et qui a été salué, y compris par certains observateurs critiques du coach. À défaut de résultats, Ramović marque des points sur le plan humain et tente de désamorcer une crise sportive et émotionnelle qui couve.
Des résultats en berne, une équipe en panne d’inspiration
Sur le plan sportif, le CRB traverse une phase délicate. Malgré un effectif de qualité et des ambitions renouvelées, les Rouge et Blanc peinent à convertir leurs occasions et affichent un visage brouillon, en particulier dans l’animation offensive.
Avec une série de matchs nuls décevants et un jeu peu convaincant, la confiance du public s’effrite, et les doutes s’installent, y compris en interne. Si la direction du club ne s’est pas encore exprimée publiquement sur le sort de l’entraîneur, il ne fait aucun doute que le temps presse pour redresser la situation.
À l’aube d’un calendrier chargé, le quadruple champion d’Algérie, il y a quatre ans, n’a plus le droit à l’erreur.
Le prochain match pourrait bien faire office de tournant, autant pour l’avenir de Ramović que pour la dynamique générale du groupe. En attendant, l’entraîneur reste debout, fidèle à ses principes, dans un contexte où la dignité et la maîtrise de soi valent parfois autant qu’une victoire sur le terrain.