Alors que la sélection algérienne prépare activement la prochaine Coupe d’Afrique des Nations, prévue pour début 2026, un nom manque à l’appel et suscite l’inquiétude des supporters : celui d’Amine Gouiri.
L’attaquant de l’Olympique de Marseille se trouve actuellement à Doha, au prestigieux centre médical Aspetar, où il a entamé une longue période de rééducation après une opération chirurgicale à l’épaule.
Son objectif : retrouver la plénitude de ses moyens physiques, même si la course contre la montre semble désormais perdue pour participer à la CAN.
Une blessure qui tombe au plus mauvais moment
Tout a basculé le 20 octobre dernier, lorsque Amine Gouiri, titularisé avec les Verts face à l’Ouganda, s’est blessé sérieusement à l’épaule à la suite d’un contact anodin en apparence.
Déjà fragilisé par une série de luxations récurrentes, le joueur formé à Lyon a immédiatement compris que cette fois, il ne pourrait plus repousser l’échéance.
Quelques jours plus tard, après consultation avec le staff médical marseillais et celui de la sélection, la décision a été prise : il devait se faire opérer pour mettre un terme définitif à ce problème.
L’intervention, réalisée avec succès, s’est déroulée en France. Mais la phase de rétablissement, essentielle pour éviter toute rechute, nécessite un suivi spécialisé.
C’est donc tout naturellement que Gouiri a pris la direction du centre Aspetar, à Doha, une référence mondiale dans la réhabilitation des athlètes de haut niveau.
Là-bas, il bénéficie d’un encadrement médical sur mesure, entre soins physiques, kinésithérapie et travail musculaire progressif.
Au Qatar, Gouiri a trouvé un environnement propice à sa récupération. Aspetar, qui a vu passer des stars telles que Neymar, Benzema ou encore Mané, offre aux joueurs blessés les meilleures conditions possibles pour revenir à la compétition.
Une rééducation exigeante à Aspetar
Selon des sources proches du joueur, le staff médical a mis en place un programme de rééducation personnalisé, divisé en plusieurs étapes : renforcement musculaire de l’épaule, travail d’équilibre, puis reprise graduelle des gestes techniques.
Pour un joueur aussi explosif et mobile que Gouiri, cette période de convalescence est loin d’être anodine. L’Algérien doit non seulement retrouver de la force, mais aussi la confiance dans ses appuis et ses mouvements.
« Amine travaille énormément, il est très concentré sur son objectif », confie une source proche du dossier. « Il sait qu’il ne doit pas précipiter son retour, car une rechute serait dramatique. »
Un retour envisagé pour janvier 2026
Malgré sa détermination, les délais médicaux sont têtus. D’après plusieurs estimations, Gouiri ne devrait pas être opérationnel avant mi-janvier 2026, soit en plein cœur de la Coupe d’Afrique des Nations.
Même si son rétablissement évolue positivement, une participation à la CAN semble hautement improbable. Le sélectionneur Vladimir Petkovic, conscient du risque, devrait donc se passer de son attaquant fétiche pour ce rendez-vous majeur.
Cette absence représente un véritable coup dur pour les Fennecs. Depuis son intégration en équipe nationale, Gouiri s’est imposé comme un maillon fort de l’attaque algérienne, apportant créativité, percussion et sang-froid devant le but.
Sa complémentarité avec les autres cadres offensifs, comme Mahrez ou Amoura, avait permis à l’Algérie d’afficher un visage séduisant lors des dernières sorties.
Les supporters algériens, eux, espèrent déjà revoir leur attaquant vedette sous le maillot national dès les matchs de préparation du Mondial.
En attendant, Gouiri poursuit son combat silencieux à Doha, entre soins, travail et patience — avec en ligne de mire un seul objectif : retrouver le terrain pour mieux servir l’Algérie et l’OM.