Face au Zimbabwe, Mohamed Amoura, a une nouvelle fois, confirmé son statut d’homme fort de l’équipe nationale algérienne. Étincelant sur son couloir, décisif à chaque accélération, l’attaquant de Wolfsburg a livré une prestation complète, couronnée par une passe décisive, un but plein de sang-froid… et un symbole fort : sa première apparition en tant que capitaine des « Fennecs ».
Titulaire au coup d’envoi, Amoura a rapidement donné le ton. Toujours tranchant dans ses appels, il a dynamité la défense zimbabwéenne par sa vitesse et sa qualité de percussion. C’est lui qui, d’un centre millimétré, offre le ballon du premier but algérien après un débordement venu de la gauche.
Une action qui résume à elle seule sa capacité à faire la différence en un instant. Peu avant la pause, le joueur formé à l’ES Sétif a doublé la mise d’une frappe précise, concluant une séquence collective maîtrisée. Une nouvelle preuve de son sens du but et de son sang-froid devant les cages.
Le symbole du brassard
Mais au-delà de ses statistiques, la soirée d’Amoura restera marquée par un geste fort de Vladimir Petkovic : lui confier, pour la première fois, le brassard de capitaine. Un honneur rarement attribué à un joueur de 24 ans, mais amplement mérité au vu de son influence croissante dans le groupe.
Ce choix illustre la confiance du sélectionneur envers l’un des talents les plus réguliers du moment.
Dans un effectif encore en quête de stabilité et de repères, Amoura incarne l’énergie, la discipline et l’efficacité que Petkovic souhaite voir se généraliser.
En club comme en sélection, Amoura vit sans doute la période la plus aboutie de sa jeune carrière. Sa saison impressionnante avec Wolfsburg en Allemagne– où il s’impose comme l’un des meilleurs attaquants du championnat – trouve aujourd’hui un prolongement naturel avec les Verts.
Ses performances répétées avec le maillot national témoignent d’une maturité nouvelle : il ne se contente plus d’être un joker ou un atout de vitesse, mais devient un véritable leader offensif, capable de porter l’équipe dans les moments creux.
Dans un match amical où l’intensité n’était pas toujours au rendez-vous, Amoura a brillé par son sérieux et son impact constant. Sa prestation contre le Zimbabwe confirme qu’il est aujourd’hui l’un des piliers incontournables du onze algérien, et sans doute le joueur le plus en forme du groupe.
En sortant sous les applaudissements, brassard au bras et sourire discret, le jeune attaquant a envoyé un message clair : le futur de l’attaque des Fennecs est entre de bonnes mains.