À quelques semaines du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des nations 2025, le sélectionneur de l’équipe d’Algérie, Vladimir Petković, ne semble pas encore avoir arrêté les contours de son onze de départ.
Le technicien suisse, qui poursuit sa revue d’effectif durant la trêve internationale de novembre, attend les dernières rencontres amicales — notamment celle face à l’Arabie saoudite demain à Jeddah — pour clarifier ses choix définitifs.
Jeudi, les « Fennecs » ont signé une performance convaincante en dominant le Zimbabwe (3-1), un succès qui a confirmé certaines tendances… tout en entretenant quelques dilemmes.
Aït Nouri, un talent qui peine à se traduire en chiffres
Rayane Aït Nouri, attendu comme l’un des hommes forts de la sélection dans le couloir gauche, demeure au cœur des interrogations. Malgré ses qualités techniques et son apport offensif indéniable en club comme en sélection, l’arrière latéral de Manchester City affiche un bilan statistique étonnamment vierge sous le maillot algérien.
Depuis sa première apparition avec les « Verts » en 2023, année où il a officiellement changé de nationalité sportive pour rejoindre le pays d’origine de sa famille, Aït Nouri a disputé 19 matchs sans inscrire le moindre but ni offrir la moindre passe décisive. Un contraste saisissant avec son parcours en clubs : 199 rencontres, 12 buts, 15 passes décisives toutes compétitions confondues.
Malgré cela, Petković continue de lui accorder sa confiance, conscient que le joueur possède un potentiel explosif capable de faire la différence à tout moment. Mais le temps presse.
Hadjam, l’autre option qui monte en puissance
Face aux difficultés d’Aït Nouri à s’illustrer statistiquement, son concurrent direct, Jouan Hadjam, ne cesse de marquer des points. Le latéral gauche de Young Boys (Suisse), lui aussi devenu international algérien en 2023 après un changement de nationalité sportive, affiche des chiffres nettement plus convaincants. En 13 sélections, Hadjam a déjà inscrit 3 buts, dont un lors de la récente victoire contre le Zimbabwe.
Dynamique, agressif et efficace dans les deux surfaces, le joueur voit sa cote grimper en flèche sur le marché européen : plusieurs clubs, dont l’AS Roma et le LOSC Lille, suivent attentivement son évolution.
Ce rendement remarquable place Petković devant un véritable casse-tête. L’ancien sélectionneur de la Nati doit choisir entre le potentiel futuriste d’Aït Nouri et la fiabilité immédiate de Hadjam, tout en gérant les équilibres tactiques de son équipe.
Un poste clé pour les ambitions algériennes
Le couloir gauche — crucial dans le système de Petković pour apporter largeur, percussion et soutien offensif — pourrait devenir l’un des postes les plus disputés de la CAN 2025. Entre l’expérience européenne d’Aït Nouri et l’efficacité chiffrée d’Hadjam, le sélectionneur devra trancher en fonction des besoins stratégiques… et de la dynamique du moment.
La rencontre amicale face à l’Arabie saoudite pourrait ainsi servir de test décisif. À l’approche de la compétition continentale, chaque minute compte pour convaincre.