Le moment tant attendu est arrivé pour la sélection nationale algérienne A’, qui entame ce mercredi (13h00) sa mission de défense du titre en Coupe arabe 2025. Organisée pour la deuxième fois consécutive au Qatar, cette édition s’annonce relevée, disputée et pleine de promesses.
Pour leur entrée en lice, les Verts croisent le fer avec une formation soudanaise réputée pour sa combativité et sa capacité à surprendre les grandes nations arabes.
La délégation algérienne a rejoint, samedi dernier, la capitale qatarie Doha à bord d’un vol spécial, témoignant de l’importance accordée à cette compétition par la Fédération et le staff technique. À peine descendus de l’avion, les joueurs ont pris la direction de leur camp de base afin d’entamer rapidement leur préparation.
Pour le coach national, Madjid Bougherra, il n y a pas de temps à perdre, surtout qu’il n’a pas bénéficié d’une préparation idéale pour cette joute arabe.
D’ailleurs, l’équipe s’est entrainée, lors de ses premières sessions de travail à Doha, avec un effectif de 17 joueurs seulement. Plusieurs retardataires ont été signalés, ce qui a naturellement perturbé le plan de travail du staff technique national.
Il faut dire que l’un des points les plus marquants de cette sélection réside dans le choix assumé de l’expérience. Sur la liste des joueurs retenus figurent neuf éléments de plus de 30 ans, un indicateur clair de la stratégie privilégiée : miser sur la maturité, le calme et la connaissance des matchs couperets.
Parmi ces cadres, on retrouve des figures familières du football algérien : Farid Châal, gardien expérimenté et habitué aux joutes régionales. Islam Slimani, le meilleur buteur de l’histoire des Verts, dont l’impact physique et l’esprit de gagne restent précieux. Yacine Brahimi, véritable maestro technique, ancien Ballon d’Or algérien, capable de débloquer les situations les plus fermées. Et Amir Sayoud, meneur de jeu au pied soyeux, souvent décisif dans les moments clés.
Ce noyau dur représente la colonne vertébrale de l’équipe. Leur vécu international, leur personnalité et leur intelligence de jeu constituent des atouts majeurs pour aborder cette compétition où chaque match ressemble à une finale.
À l’autre extrémité du spectre, la sélection compte également sur la fraîcheur de la jeunesse, incarnée par les prometteurs Berkane et Boulbina, tous deux âgés de 22 ans. Leurs qualités techniques, leur fougue et leur disponibilité pourraient offrir des solutions intéressantes dans la rotation et apporter un souffle nouveau durant les rencontres.
Un adversaire soudanais à prendre très au sérieux
Si l’Algérie aborde ce premier match avec le statut de favorite, le Soudan n’a rien d’un adversaire à négliger. Historiquement réputée pour sa discipline tactique et sa combativité, la sélection soudanaise dispose souvent de profils athlétiques et d’un style de jeu direct qui peut déstabiliser même les équipes les mieux structurées.
Lors des compétitions africaines notamment, les Crocodiles du Nil ont montré qu’ils pouvaient rivaliser avec les meilleures Nations arabes. Leur capacité à fermer les espaces, à presser haut, et à exploiter les transitions rapides constitue un défi tactique auquel les Verts devront prêter une attention particulière. Championne en titre, l’Algérie porte sur ses épaules une obligation de résultat. Les attentes des supporters sont immenses, surtout après le succès enregistré en Coupe arabe 2021.
Le staff technique sait que débuter la compétition par une victoire est capital, non seulement pour engranger des points, mais aussi pour installer une dynamique positive et renforcer la confiance du groupe.
Les premiers matchs, souvent piégés par l’excès d’engagement ou le manque de repères, demandent une gestion mentale parfaite. Le rôle des cadres prendra ici tout son sens : canaliser l’énergie du groupe, guider les plus jeunes et maintenir la discipline tactique dans les moments chauds.
En somme, l’affrontement contre le Soudan constituera un vrai test pour jauger le niveau actuel de la sélection algérienne, son organisation, sa cohésion et la pertinence des choix du staff. Une victoire lancerait parfaitement la campagne des Verts, tandis qu’un faux pas compliquerait immédiatement la suite du parcours.