Les regards seront braqués demain à partir de 18h00 vers Washington qui accueillera le tirage au sort de la Coupe du monde 2026, prévu l’été prochain et co-organisée par les USA, le Mexique et le Canada.
En Algérie, les amoureux des Verts retiennent déjà leur souffle, tout en priant pour que le tirage au sort soit clément avec les camarades de Mahrez, d’autant plus que l’Algérie signera pour l’occasion sa cinquième participation dans la messe footballistique planétaire.
Avant ce tirage, le site spécialisé Opta Analyst, référence mondiale en matière d’analyse statistique du football, a dévoilé ses premières projections concernant les sélections participantes et leurs chances de décrocher le titre suprême. Parmi les 48 équipes qualifiées, l’Algérie apparaît loin dans le classement, avec seulement 0,3 % de probabilité de remporter la compétition.
Un chiffre modeste, strictement issu de modèles statistiques ne prenant pas en compte nombre de paramètres humains ou contextuels qui peuvent bouleverser une compétition de cette envergure.
OPTA PLACE L’ESPAGNE FAVORITE, L’ALGÉRIE LOIN DERRIÈRE
Le classement d’Opta repose sur des algorithmes avancés intégrant plusieurs facteurs : le classement FIFA, la forme récente, la qualité individuelle des joueurs, l’expérience internationale, et les performances historiques en Coupe du monde. Selon ces critères, l’Espagne arrive en tête avec 17 % de chances de remporter le titre, suivie de près par la France (14,1 %), puis l’Angleterre (11,8 %).
L’Argentine, championne en titre, occupe la quatrième place avec 8 %. Dans cette hiérarchie, l’Algérie se retrouve parmi les nations les moins bien classées. Mais l’histoire montre que les statistiques ne disent pas tout.
PETKOVIC : UN PROJET DE JEU AMBITIEUX MALGRÉ LES DOUTES
Depuis son arrivée à la tête des Verts, le sélectionneur Vladimir Petkovic ne cache pas son ambition : faire de la participation au Mondial 2026 un moment historique. À plusieurs reprises, il a insisté sur un point : « La Coupe du monde n’est pas un simple trophée à admirer de loin, c’est une compétition où l’Algérie doit viser haut ».
Conscient des défis, Petkovic mise sur : une organisation tactique solide, une gestion d’effectif exigeante, et une mentalité fondée sur la combativité et la confiance. Le technicien bosniaque sait que la surprise est toujours possible dans les grandes compétitions, surtout lorsqu’un groupe est soudé et convaincu de ses capacités.
L’histoire du Mondial regorge d’exemples où les chiffres ont été démentis sur le terrain : Le Maroc en 2022, demi-finaliste historique, a éliminé successivement la Belgique, l’Espagne et le Portugal alors que les modèles ne lui donnaient aucune chance. La Croatie en 2018, finaliste surprise, n’était pas considérée comme un prétendant sérieux avant le début du tournoi. D’autres nations ont souvent étonné lorsque cohésion, sacrifice et stratégie se sont alignés. Ces exemples rappellent que la Coupe du monde récompense autant l’état d’esprit que la qualité individuelle.
UNE GÉNÉRATION PROMETTEUSE POUR DÉJOUER LES PRONOSTICS
L’équipe d’Algérie actuelle possède plusieurs atouts : des jeunes talents évoluant dans les plus grands championnats européens, un noyau de joueurs expérimentés habitués aux grands rendez-vous, un mélange intéressant entre fraîcheur, créativité et maturité, et une identité de jeu en pleine reconstruction.
Si la victoire finale reste un rêve lointain, atteindre les phases avancées du tournoi demeure un objectif réaliste, à condition que : la préparation soit optimale, le groupe reste uni, et les choix tactiques de Petkovic portent leurs fruits.
LE TIRAGE AU SORT : PREMIÈRE ÉTAPE DÉCISIVE
Demain à Washington, le tirage au sort permettra au public algérien de connaître les premiers adversaires des Verts. Selon la composition des groupes, les chances de qualification pour les huitièmes de finale pourraient rapidement évoluer. Quoi qu’il en soit, Petkovic et ses joueurs savent qu’ils devront : rester concentrés, éviter toute pression négative, et aborder chaque match comme une finale. L’échec n’est pas une option dans l’esprit du sélectionneur, qui souhaite offrir au peuple algérien une aventure mémorable.
Avec seulement 0,3 % de probabilité statistique de gagner le Mondial, l’Algérie part loin derrière les favoris. Mais le football n’est pas qu’une affaire de pourcentages. C’est aussi : l’énergie d’un peuple, la rage de vaincre, la capacité à se transcender, et la magie imprévisible d’un match qui bascule sur un détail. Et si ces 0,3 % étaient justement l’espace nécessaire pour écrire l’histoire ? La réponse viendra du terrain, là où les probabilités n’ont plus d’importance, et où seuls comptent le cœur, l’effort et la conviction.