La sélection algérienne A’ jouera mardi soir, à partir de 18h00, son ultime match de la phase de groupes de la Coupe arabe face à l’Irak, avec en toile de fond une bataille directe pour la première place du groupe D.
Pour les hommes de Madjid Bougherra, l’objectif est limpide : confirmer la montée en puissance aperçue lors de la précédente journée et aborder les quarts de finale dans les meilleures conditions possibles.
Une équipe algérienne relancée et revigorée
Après une entrée en matière en demi-teinte face au Soudan, conclue par un nul sans éclat, les Verts ont parfaitement réagi lors de leur seconde sortie. Le large succès obtenu contre le Bahreïn (5–1) a fait l’effet d’une déflagration dans le groupe. L’équipe, longtemps critiquée pour son manque d’efficacité et ses hésitations défensives, a su livrer un match complet : maîtrise technique, pressing coordonné, transitions rapides et réalisme chirurgical.
Cette victoire a permis au groupe de se remettre dans le sens de la marche et d’envoyer un message clair à ses concurrents : l’Algérie A’ est bien décidée à jouer les premiers rôles dans ce tournoi régional. Dans les vestiaires comme dans l’entourage du staff, l’état d’esprit a changé.
« Ce match nous a libérés », confiait un membre du staff technique après la rencontre. « Maintenant, il faut confirmer. »
L’enjeu de la première place : avantage stratégique
La confrontation face à l’Irak ne sera pas qu’un simple match de prestige. Elle déterminera la position finale des Algériens dans le groupe D et influencera directement leur avenir dans la compétition.
Une première place ouvrirait la voie à un quart de finale plus accessible contre l’un des adversaires du groupe C : l’Égypte, les Émirats arabes unis ou le Koweït. Trois adversaires solides, certes, mais moins imprévisibles que la Jordanie, qui a déjà assuré la première place du groupe C si l’Algérie venait à terminer deuxième.
La perspective de croiser la Jordanie dès les quarts ajoute une dimension supplémentaire à cette rencontre. Les deux Nations se retrouveront de toute manière lors de la prochaine Coupe du monde, et le scénario d’une double confrontation rapprochée n’enchante guère le staff algérien, qui préférerait éviter un duel tactiquement intense si tôt dans la compétition.
Terminer premier, c’est aussi envoyer un signal fort aux concurrents directs et s’assurer une dynamique positive pour la suite du tournoi. Pour Bougherra, cette ambition est parfaitement légitime :
« Nous voulons maîtriser notre destin », avait-il déclaré avant le départ pour la compétition.
Bougherra reconduit son onze : la continuité comme credo
Fidèle à la maxime « on ne change pas une équipe qui gagne », Madjid Bougherra devrait aligner le même onze qui a brillé lors de la victoire face au Bahreïn. Cette continuité dans les choix témoigne de la confiance retrouvée dans le groupe et du désir d’installer une véritable stabilité tactique.
Les automatismes entre les lignes commencent à se consolider : la charnière centrale s’est montrée rassurante, le milieu de terrain a gagné en volume et en créativité, tandis que l’attaque a enfin démontré la justesse technique et l’efficacité qui lui manquaient lors du premier match.
L’opposition face à l’Irak, formation réputée pour sa discipline et sa combativité, sera toutefois un véritable test de maturité. Connue pour son engagement physique et sa solidarité défensive, l’équipe irakienne représente un obstacle de taille. Les Verts devront s’armer de patience, éviter les erreurs de relance et faire preuve de lucidité dans les derniers mètres.
Un match sous haute tension, mais une confiance renouvelée
La mission s’annonce exigeante, mais l’optimisme règne dans le camp algérien. La victoire éclatante contre le Bahreïn a non seulement renforcé le moral des joueurs, mais aussi ravivé la ferveur du public, qui espère voir cette équipe A’ marcher sur les traces de la sélection première. Les supporters attendent un match maîtrisé, sérieux et ambitieux, capable de confirmer les promesses entrevues lors de la deuxième journée.
Au-delà de l’enjeu sportif, cette rencontre incarne également une bataille psychologique. Une victoire permettrait à l’Algérie de clôturer la phase de groupes sur une note positive, tout en consolidant son statut de favori crédible pour le titre pour la deuxième édition de suite. À l’inverse, un faux pas viendrait rappeler les fragilités observées en début de tournoi.