À trois jours de son entrée en lice à la Coupe d’Afrique des Nations, la sélection ougandaise a vu sa préparation brutalement perturbée. En cause, un différend financier opposant les joueurs à leur fédération, venu rappeler que, même à l’aube des grandes compétitions, les questions extra-sportives peuvent fragiliser les équilibres les plus délicats.
La sélection nationale ougandaise a connu une journée mouvementée samedi, en boycottant la séance d’entraînement programmée, à quelques jours de son premier match de la CAN face à la Tunisie. Cette décision collective faisait suite à un litige opposant les joueurs au président de la Fédération ougandaise de football (UFA), Moses Magogo, concernant les primes de qualification promises pour la compétition continentale.
Selon plusieurs médias locaux, la Fédération avait proposé une prime de qualification fixée à 6 000 euros, payable après la phase de groupes. Une offre jugée insuffisante par plusieurs joueurs, notamment les cadres de la sélection, qui réclamaient une revalorisation de ce montant. Leur mécontentement était d’autant plus marqué que certaines primes antérieures n’auraient toujours pas été versées, malgré des engagements répétés.
Une tension rapidement maîtrisée
Les discussions ont débuté vendredi soir et se sont poursuivies jusque dans la matinée de samedi. Des joueurs vétérans ont exprimé leurs inquiétudes quant au respect des engagements financiers de la Fédération, un malaise qui a progressivement gagné l’ensemble du groupe. En signe de protestation, environ sept joueurs ont informé le sélectionneur Paul Put de leur refus de s’entraîner, ce qui a conduit à l’annulation de la séance. Conscient de la situation, le technicien belge a privilégié le dialogue et l’apaisement, estimant que la stabilité du groupe devait primer à l’approche d’un rendez-vous aussi important.
Une réunion s’est alors tenue à l’hôtel de la sélection, en présence du président de l’UFA, afin de désamorcer la crise. Les échanges ont abouti à un terrain d’entente, permettant un retour au calme. À l’issue de cette réunion, les joueurs ont repris le chemin des entraînements dès dimanche, signe d’une volonté commune de tourner la page et de se concentrer pleinement sur l’aspect sportif. Si aucun communiqué officiel n’a détaillé les termes de l’accord, une solution jugée satisfaisante par les deux parties semble avoir été trouvée.
Désormais, l’Ouganda peut se projeter sereinement vers son premier match de la phase de groupes, prévu mardi prochain à 21h00 face à la Tunisie. Un rendez-vous capital pour lancer sa campagne continentale dans les meilleures conditions possibles. Après cet épisode de tension, les Cranes savent qu’ils n’ont plus le droit à la distraction, le terrain restant le seul juge à l’heure de la CAN.