Le choc entre l’Algérie et la République Démocratique du Congo, comptant pour les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations, s’annonce comme l’un des rendez-vous les plus disputés de cette phase à élimination directe.
Si les regards sont naturellement tournés vers les stars des Verts, l’adversaire congolais avance avec des arguments solides, incarnés par une génération de joueurs évoluant dans des championnats européens de premier plan.
La RDC n’est plus cette sélection imprévisible et désorganisée des éditions passées. Elle se présente aujourd’hui comme un bloc structuré, athlétique et discipliné, capable de rivaliser tactiquement avec les meilleures nations du continent. Pour l’Algérie, ce huitième de finale ressemble à un véritable test de maturité.
Bakambu, l’arme offensive numéro un
En pointe, la principale menace se nomme Cédric Bakambu. L’attaquant du Real Betis reste l’un des joueurs les plus expérimentés de cette sélection congolaise. Son sens du but, sa mobilité et sa capacité à jouer dos au jeu en font un attaquant complet, capable de faire basculer une rencontre sur un détail.
Déjà habitué aux grands rendez-vous africains, Bakambu représente un danger constant pour les défenses adverses, notamment en transition rapide.
Pour la défense algérienne, la vigilance sera de mise, car le Congolais excelle dans l’attaque des espaces et la finition dans la surface.
Une défense renforcée par l’expérience européenne
Derrière, la RDC s’appuie sur une ligne défensive robuste, composée de joueurs rompus aux exigences du haut niveau. Chancel Mbemba, évoluant à Lille, constitue le véritable patron de l’arrière-garde. Leader naturel, dur dans les duels et propre à la relance, il incarne la stabilité défensive congolaise.
À ses côtés, Axel Tuanzebe, défenseur de Burnley, apporte puissance physique et polyvalence. Capable d’évoluer aussi bien dans l’axe que sur un côté, il offre des options tactiques intéressantes à son sélectionneur. La présence de Ngalaiel Mwako (Lille) renforce également cette assise défensive, donnant à la RDC une solidité rarement observée lors des précédentes éditions.
Wan-Bissaka, l’atout surprise sur le flanc droit
Autre nom qui attire l’attention : Aaron Wan-Bissaka, latéral de West Ham United. Connu pour ses qualités défensives exceptionnelles, notamment dans les duels en un contre un, il pourrait être un élément clé pour contenir les ailes algériennes, souvent décisives dans le jeu des Fennecs.
Sa capacité à neutraliser les joueurs rapides et techniques fait de lui un véritable casse-tête pour toute attaque adverse, et l’Algérie devra trouver des solutions collectives pour contourner son impact.
Un milieu de terrain jeune et dynamique
Au milieu, la RDC mise sur l’énergie et la discipline de joueurs comme Noah Sadiki, pensionnaire de Sunderland. Jeune mais déjà mature dans son jeu, il assure l’équilibre entre récupération et projection offensive. Sa capacité à presser haut et à casser les lignes par la passe pourrait poser des problèmes à l’entrejeu algérien, surtout dans les moments de transition.
Un match piège pour les Verts
Pour l’Algérie, ce huitième de finale ne sera en aucun cas une formalité. Face à une sélection congolaise compacte, athlétique et riche en individualités évoluant dans les grands championnats européens, les Fennecs devront faire preuve de patience, de réalisme et de rigueur tactique.v Dans un match à élimination directe où la moindre erreur peut être fatale, l’expérience algérienne devra répondre à l’ambition et à la solidité congolaise. Ce duel Algérie–RDC s’annonce ainsi comme une confrontation intense, équilibrée et indécise, où chaque détail pourrait faire la différence.