À la veille d’un huitième de finale décisif face à la République démocratique du Congo, l’équipe nationale algérienne ne joue pas seulement sa qualification.
Elle s’apprête aussi à écrire une nouvelle page de son histoire. Riyad Mahrez et Aïssa Mandi, deux cadres incontestés des Verts, sont sur le point de dépasser un record mythique détenu jusque-là par Rabah Madjer.
Avec 22 matchs disputés en Coupe d’Afrique des nations, Riyad Mahrez et Aïssa Mandi ont rejoint un nom qui résonne encore fortement dans la mémoire collective du football algérien : Rabah Madjer. Longtemps seul détenteur de ce record, l’ancienne gloire des Verts incarnait à elle seule la constance et l’excellence sur la scène continentale.
Désormais, deux figures contemporaines de la sélection nationale marchent sur ses traces. En participant au prochain match face à la RD Congo, demain mardi, Mahrez et Mandi deviendront les joueurs algériens ayant disputé le plus grand nombre de rencontres dans l’histoire de la CAN, dépassant ainsi une référence historique.
Deux parcours, une même fidélité
Si leurs trajectoires diffèrent sur le terrain, leur importance dans le collectif est comparable. Riyad Mahrez, capitaine de la sélection, est le visage offensif des Verts depuis plus d’une décennie. Par son talent, sa créativité et son leadership, il a marqué de son empreinte les plus grands rendez-vous africains, notamment lors du sacre continental.
Aïssa Mandi, de son côté, s’est imposé comme un pilier défensif. Discret mais indispensable, le défenseur incarne la régularité et la solidité, deux qualités essentielles dans les compétitions de haut niveau. Sa longévité témoigne d’une constance rare, construite sur la discipline, l’engagement et la confiance renouvelée des sélectionneurs.
Une CAN comme fil conducteur
Ce record n’est pas seulement une affaire de chiffres. Il raconte une histoire de fidélité à la sélection nationale, de présence continue dans les grands rendez-vous africains et de capacité à durer au plus haut niveau. Disputer autant de matchs en Coupe d’Afrique des nations suppose non seulement du talent, mais aussi une qualification régulière de l’équipe, une condition physique irréprochable et une place durable dans le onze de départ.
Mahrez et Mandi symbolisent ainsi une génération qui a su maintenir l’Algérie parmi les nations majeures du football africain, malgré les transitions, les défis et les attentes élevées du public.
Un huitième de finale à double enjeu
Face à la RD Congo, l’enjeu sera donc double. Sportif d’abord, avec une qualification à aller chercher dans une compétition où chaque match peut faire basculer un parcours. Historique ensuite, avec ce record qui sera officiellement battu dès le coup d’envoi.
Mais fidèles à leur état d’esprit, Mahrez et Mandi ne feront sans doute pas de cette statistique une priorité. L’objectif reste collectif : aller le plus loin possible dans le tournoi et offrir au peuple algérien une nouvelle aventure à célébrer.
En dépassant Rabah Madjer, Mahrez et Mandi ne détrônent pas une légende : ils prolongent l’histoire. Leur record s’inscrit dans une continuité, celle d’un football algérien riche en figures emblématiques, où chaque génération apporte sa contribution.
Mardi soir, quoi qu’il arrive, les deux internationaux entreront un peu plus dans la légende des Verts. Et peut-être, à travers ce nouveau chapitre, ouvriront-ils la voie à d’autres exploits encore à venir.