Au coup de sifflet final, l’émotion se lisait sur les visages, et les mots d’Amoura sont venus traduire le sentiment général d’un groupe soulagé mais conscient du chemin restant à parcourir.
L’attaquant algérien n’a pas cherché à minimiser la difficulté de la tâche accomplie, soulignant au contraire la rudesse du combat livré face au Congo.
« Cette victoire n’a pas été facile, nous l’avons obtenue dans la souffrance et nous la dédions aux supporters algériens», a déclaré Amoura, visiblement touché par le soutien populaire qui a accompagné les Verts tout au long de la rencontre.
Lucide, l’international algérien a également insisté sur l’exigence constante imposée par ce type de compétition. Pour lui, aucune rencontre ne peut être abordée avec légèreté, quel que soit l’adversaire à venir : « Chaque match est difficile, peu importe le prochain adversaire. Nous allons continuer à faire notre travail, avec sérieux et humilité. »
Mais au-delà du discours mesuré, une ambition transparaît clairement dans ses propos. Celle de rendre fier tout un peuple, avide de renouer avec les grandes émotions continentales : « Inch’Allah, nous ferons encore plaisir au peuple algérien dans les prochains tours».
Un discours à l’image du nouveau visage des Verts
Les paroles d’Amoura résument parfaitement l’état d’esprit qui semble désormais animer la sélection algérienne : travail, modestie et détermination. Loin des excès de confiance, les Verts avancent avec la conscience que chaque étape devra être gagnée dans la douleur.
À l’approche du quart de finale face au Nigeria, ce discours sonne comme un rappel salutaire. L’Algérie a retrouvé les quarts, retrouvé ses réflexes de compétiteur, mais elle sait que le plus dur reste à faire. Et dans ce tournoi impitoyable, cette lucidité pourrait bien devenir l’un de ses plus grands atouts.