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La scène de trop : Quand l’arbitrage franchit la ligne rouge

par B. Elias
La scène de trop : Quand l’arbitrage franchit la ligne rouge

Il est des images qui marquent un match, et d’autres qui marquent durablement la mémoire collective tant elles donnent le sentiment que le football a été trahi.
La scène survenue lors de cette rencontre face au Nigeria restera, pour beaucoup, comme l’un des moments les plus sordides de la soirée, au point que même la mauvaise foi la plus assumée aurait du mal à la justifier.

L’arbitre sénégalais Issa Sy, déjà au cœur de nombreuses critiques pour sa gestion globale de la rencontre, a livré ce qui est perçu comme « la scène de trop ». Alors qu’aucun joueur nigérian n’avait été averti durant toute la rencontre, malgré plusieurs interventions rugueuses et des dépassements évidents, l’arbitre a choisi un moment pour le moins troublant pour sévir.
Au moment de sa sortie du terrain, le capitaine nigérian, Ndidi, — qui quittait la pelouse de manière tout à fait normale, bien que légèrement diminué par une gêne musculaire — a été délibérément interpellé par l’arbitre. Ce dernier a attendu qu’il soit hors du jeu pour lui infliger un carton jaune jugé totalement injustifié par de nombreux observateurs.

Pourquoi à cet instant précis ? La question dérange, mais elle s’impose. L’arbitre savait parfaitement que le joueur disposait déjà d’un avertissement antérieur dans la compétition. Ce carton supplémentaire signifiait automatiquement une suspension pour le match de demi-finale.

Une décision lourde de conséquences sportives, prise hors action, sans tension particulière, et sans cohérence avec le laxisme affiché tout au long de la rencontre. Elle viserait sûrement à priver le Nigeria de son capitaine lors du match contre la sélection du pays hôte. Pour beaucoup, cette séquence dépasse le cadre de l’erreur humaine ou de l’interprétation arbitrale.

Elle donne le sentiment d’un acte prémédité, calculé, exécuté avec une froideur glaçante. Une scène que certains n’hésitent pas à qualifier de plus choquante que bien des fautes sifflées ou oubliées durant le match. Cette image alimente un malaise profond : comment expliquer qu’aucun joueur nigérian n’ait été averti pendant 90 minutes, avant qu’un carton décisif ne soit brandi dans un contexte aussi suspect ? Comment justifier une telle rupture d’équité dans l’application des lois du jeu ?

La question posée par de nombreux supporters et observateurs résonne avec amertume : à ce niveau de compétition, les choses sont-elles à ce point gangrenées ? Le football africain, déjà fragilisé par des polémiques récurrentes, peut-il encore se permettre de tels spectacles sans mettre en péril sa crédibilité ?
Cette scène n’est pas qu’un fait de match. Elle est devenue un symbole. Celui d’un arbitrage perçu comme défaillant, partial, voire délibérément nuisible. Et tant que ces actes resteront sans explication ni sanction, le sentiment d’injustice continuera de nourrir la colère et la défiance envers les instances censées protéger l’intégrité du jeu.

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