Le verdict est tombé pour l’ailier algérien. Selon le site anglais Hull Live, l’international algérien devra rester éloigné des terrains jusqu’à la fin du mois de mars en raison de complications liées à une blessure aux ischio-jambiers.
Une nouvelle épreuve physique et mentale pour le jeune ailier, déjà fragilisé par une série d’ennuis médicaux ces derniers mois. Arrivé en Angleterre avec l’ambition de franchir un cap dans sa carrière, Belloumi traverse une période délicate.
Son corps semble peiner à suivre le rythme imposé par le football anglais, réputé pour son intensité. Après avoir enchaîné plusieurs blessures, le joueur se retrouve une nouvelle fois à l’infirmerie, dans un contexte où chaque rechute suscite davantage d’inquiétudes.
Face à la complexité de la blessure, le staff médical de Hull City a proposé au joueur une intervention chirurgicale. Une solution radicale, souvent recommandée pour réduire les risques de récidive à long terme.
Toutefois, Belloumi a choisi une autre voie. Soucieux de revenir le plus rapidement possible sur les terrains et d’éviter une longue indisponibilité, il a opté pour un programme de soins et de rééducation sans passer par la case opération. Ce choix, mûrement réfléchi, repose sur l’espoir d’une récupération efficace grâce à un protocole thérapeutique individualisé. Une décision courageuse, mais qui comporte une part de risque, tant les blessures musculaires répétées peuvent fragiliser un athlète sur la durée.
Un historique médical préoccupant
La situation actuelle n’est pas un cas isolé. Ces quatorze derniers mois, Bachir Belloumi a vécu un véritable calvaire physique. Il a d’abord été victime d’une grave blessure au ligament croisé, avant de subir deux autres blessures importantes. Plus récemment, une rechute est survenue à l’issue du match face à Sheffield Wednesday, confirmant la fragilité persistante de son état physique.
Cette accumulation d’ennuis médicaux freine sa progression et complique sa régularité, un élément essentiel pour s’imposer durablement en club comme en sélection nationale. En conférence de presse, l’entraîneur de Hull City a tenu à clarifier la situation. Il a reconnu que la chirurgie représente, d’un point de vue médical, la solution la plus sûre pour limiter le risque de nouvelles blessures similaires.
Néanmoins, il a rappelé que la décision finale appartenait au joueur, et que le club respecterait pleinement son choix de suivre un processus de rééducation sans intervention chirurgicale. Le staff technique suivra de près l’évolution de Belloumi, conscient que la moindre précipitation pourrait compromettre la fin de saison du joueur, voire sa carrière à moyen terme.
L’équipe nationale en ligne de mire
Au-delà de Hull City, c’est aussi l’équipe nationale algérienne qui occupe les pensées de Bachir Belloumi. Le joueur nourrit l’ambition de retrouver sa place avec les Verts, d’autant plus que les éliminatoires de la Coupe du monde 2026 approchent. Une absence prolongée pourrait sérieusement compromettre les chances du fils du légendaire N.10 des Verts, Lakhdar, d’être convoqué, dans un contexte de concurrence accrue. Cette perspective explique en partie son désir de revenir au plus vite, tout en espérant que son corps tienne enfin le coup après des mois de lutte contre les blessures.
À ce stade, un retour à la compétition avant le mois de mars paraît hautement improbable. Tout dépendra du succès du programme de rééducation mis en place et, surtout, de la capacité du joueur à éviter toute nouvelle rechute. Pour Belloumi, l’enjeu est double : retrouver les terrains, mais surtout retrouver la continuité indispensable à l’épanouissement d’un joueur de haut niveau. Entre prudence médicale et ambitions sportives, les prochaines semaines seront décisives pour l’avenir immédiat de l’international algérien.