La JS Kabylie a vécu une nouvelle désillusion en Ligue des champions d’Afrique, en s’inclinant, samedi soir, sur le score de 1 but à 0 face au FAR de Rabat, un adversaire pourtant jugé très modeste.
Une défaite lourde de conséquences, qui compromet sérieusement — voire presque définitivement — les chances de qualification pour les quarts de finale de la compétition.
Au-delà du simple résultat, c’est surtout le contenu affiché par les Canaris qui suscite inquiétude et frustration. La JSK est apparue loin, très loin du niveau requis sur la scène africaine, incapable d’imposer son rythme ou de faire valoir son statut face à une équipe pourtant loin d’être impressionnante. Le constat est amer : l’adversaire n’était pas supérieur, mais il a été plus organisé, plus réaliste et surtout plus compétitif.
La réalité est difficile à accepter pour les supporters : la JS Kabylie ne semble pas encore armée pour rivaliser avec les grandes formations du continent. Le manque d’intensité, de maîtrise collective et d’expérience au haut niveau africain a sauté aux yeux.
Pire encore, certains joueurs alignés ont montré des limites évidentes, donnant l’impression de ne pas être au niveau de l’histoire et des exigences d’un club aussi prestigieux.
Ce revers met une nouvelle fois en lumière un problème récurrent : la politique de recrutement. Espérer concurrencer les poids lourds africains nécessite des joueurs de calibre international, aguerris aux joutes continentales, capables de faire la différence dans les moments clés. Miser sur des profils sans réelle expérience africaine relève davantage de la prise de risque que d’un projet sportif solide.
Pour espérer retrouver sa place parmi les grands d’Afrique, la JS Kabylie devra impérativement revoir sa stratégie, renforcer son effectif avec des joueurs confirmés et bâtir une équipe capable de répondre aux exigences physiques, tactiques et mentales de la Ligue des champions. Sans cela, les mêmes scénarios risquent de se répéter, saison après saison.
La défaite face à cet adversaire prenable laisse un goût amer et un sentiment de retard encore important à combler. La route vers le sommet africain est longue, et pour l’instant, la JS Kabylie semble encore bien loin du compte.