À un an du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, la Fédération algérienne de football (FAF) poursuit activement la mise en place d’un programme de préparation à la hauteur des ambitions des Verts.
Dans ce cadre, l’instance fédérale a récemment reçu une offre officielle de la Fédération américaine de football pour disputer un match amical au mois de juin prochain aux États-Unis. Une proposition séduisante sur le plan organisationnel et financier, mais qui n’a finalement pas convaincu ni la FAF ni le sélectionneur national Vladimir Petkovic.
Qualifiée pour la Coupe du monde 2026, l’Algérie s’apprête à disputer le cinquième Mondial de son histoire, après une absence longue de 12 années sur la scène planétaire. Le tirage au sort de la phase finale a placé les coéquipiers de Riyad Mahrez dans le groupe G, en compagnie de l’Argentine, tenante du titre, de l’Autriche et de la Jordanie.
Un groupe relevé qui oblige la sélection algérienne à viser une préparation méticuleuse afin d’espérer laisser une empreinte lors de cette édition élargie à 48 sélections, une première dans l’histoire du Mondial.
Un Mondial nord-américain et un calendrier précis
La Coupe du monde 2026 se déroulera du 11 juin au 19 juillet 2026, répartie sur trois pays hôtes : les États-Unis, le Canada et le Mexique. Les Verts évolueront exclusivement sur le sol américain durant la phase de groupes, avec deux rencontres prévues à Kansas City face à l’Argentine et l’Autriche, avant un dernier match à San Francisco contre la Jordanie.
Dans cette optique, la FAF cherche à tirer profit des deux dernières fenêtres internationales avant le Mondial : mars et juin 2026. Si la programmation des matchs amicaux du mois de mars s’annonce complexe pour des raisons organisationnelles, la situation est bien différente pour le stage de juin, qui suscite un grand intérêt international.
Une offre américaine jugée peu pertinente sportivement
Selon une source proche du dossier, la sélection algérienne a reçu une offre jugée très attractive de la part des États-Unis pour disputer une rencontre amicale en juin. Ce projet se distinguait des autres propositions reçues récemment, notamment par l’inclusion d’une prime financière significative, preuve de la volonté américaine d’affronter une sélection de premier plan comme l’Algérie.
Malgré ces avantages, la FAF et Vladimir Petkovic n’ont pas donné suite. La raison principale invoquée est l’absence d’intérêt technique et tactique de cette opposition dans le cadre de la préparation au Mondial.
Petkovic privilégie la cohérence sportive
Le sélectionneur national estime que le profil de l’équipe américaine ne correspond pas aux exigences du groupe algérien au Mondial. En effet, l’Algérie devra se mesurer à des sélections issues de l’Amérique du Sud (Argentine), de l’Europe (Autriche) et de l’Asie (Jordanie). Dès lors, Petkovic privilégie des confrontations face à des équipes représentant ces écoles footballistiques, afin de tester ses joueurs dans des contextes proches de ceux qu’ils rencontreront en compétition officielle.
Toujours selon la même source, le technicien bosnien refuse toute décision précipitée qui ne servirait pas les intérêts sportifs des Verts, surtout dans ce qui constituera le stage final et principal avant l’entrée en lice au Mondial. La FAF aurait reçu plusieurs propositions de sélections européennes et latino-américaines pour le stage du mois de juin. Ces offres sont actuellement à l’étude, en étroite collaboration avec le sélectionneur, afin de construire un programme de préparation cohérent, exigeant et adapté au niveau élevé de compétition attendu.
Un stage en deux temps : Europe puis États-Unis
Le stage de préparation du mois de juin devrait se dérouler en deux phases distinctes : une première partie en Europe, suivie d’une seconde en Amérique, afin de permettre aux joueurs de s’adapter progressivement aux conditions locales, au décalage horaire et aux infrastructures nord-américaines.
La FAF devrait trancher prochainement quant à l’identité des adversaires retenus, une décision qui dépendra de plusieurs paramètres : disponibilité des sélections concernées, qualité sportive, logistique et lieux de déroulement des rencontres.
À l’approche d’un rendez-vous mondial historique, l’Algérie avance avec prudence et ambition, déterminée à optimiser chaque détail de sa préparation pour être prête à rivaliser avec les meilleures nations de la planète en 2026.