Accueil A LA UNEAprès les critiques de Sadi à l’encontre de l’arbitrage africain : FAF-CAF, la tension monte…

Après les critiques de Sadi à l’encontre de l’arbitrage africain : FAF-CAF, la tension monte…

par B. Elias
Après les critiques de Sadi à l’encontre de l’arbitrage africain : FAF-CAF, la tension monte…

Le président de la Fédération algérienne de football, Walid Sadi, n’a pas pris part physiquement à la réunion du comité exécutif de la Confédération africaine de football, tenue avant-hier en Tanzanie.
Il est toutefois intervenu par visioconférence, profitant de cette tribune pour aborder frontalement la question sensible de l’arbitrage africain.
Dans une intervention directe et sans détour, Sadi a pointé du doigt les « graves dysfonctionnements » observés, notamment lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations. Il a dénoncé des insuffisances répétées et a réclamé un changement radical au sein de la commission d’arbitrage de la CAF, qu’il estime entachée de partialité. Une sortie musclée qui a suscité un profond malaise au sein de l’instance continentale.

Cette prise de position intervient dans un contexte déjà tendu. À l’issue de la rencontre face au Nigeria lors de la CAN, la FAF avait officiellement saisi la CAF ainsi que la FIFA pour déposer une protestation formelle concernant l’arbitrage. Une démarche qui avait déjà crispé les relations entre Alger et les hautes sphères du football africain.
Reste désormais à savoir si la CAF donnera suite à la requête algérienne ou si le dossier sera classé sans suite.

De son côté, le président de la CAF, Patrice Motsepe, a soigneusement évité le sujet de l’arbitrage lors de sa conférence de presse. Visiblement irrité par les remous provoqués, il a préféré recentrer son intervention sur les incidents ayant émaillé la finale opposant le Maroc au Sénégal.
« J’ai été extrêmement déçu par ce qui s’est passé lors de la finale. Très embarrassant. Cela ne devrait jamais se reproduire. Cela ne se reproduira plus. C’est une tache sur l’excellente CAN », a-t-il martelé avec fermeté.
Il a également annoncé une révision des statuts, des règlements et du code disciplinaire de la CAF afin de garantir des sanctions « sévères et appropriées » contre tout comportement portant atteinte à la réputation du football africain. « Tolérance zéro, c’est non négociable », a-t-il insisté.

Une fermeté affichée qui contraste toutefois avec son silence sur la question de l’arbitrage — pourtant au cœur des critiques formulées par la FAF et considérées par certains observateurs comme l’un des éléments déclencheurs des tensions ayant entouré la compétition.
La fracture semble donc réelle entre les deux instances, et l’avenir dira si le dialogue l’emportera sur l’escalade.

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