En ce début du mois sacré de Ramadan, une situation particulière s’impose à six clubs du championnat national. En raison de l’absence d’éclairage nocturne dans leurs stades respectifs, ces équipes seront contraintes de disputer leurs rencontres à domicile durant la journée, une décision dictée par des considérations purement logistiques.
Le Ramadan est traditionnellement une période durant laquelle les matchs de football sont programmés en soirée, après la rupture du jeûne, afin de préserver la santé et le rendement des joueurs.
Toutefois, l’absence d’installations d’éclairage conformes dans certains stades empêche l’organisation de rencontres nocturnes.
Les clubs concernés par cette contrainte sont : l’USM Khenchela, le MC El Bayadh, l’ES Mostaganem, l’ES Ben Aknoun, le Paradou AC, et l’Olympique Akbou. Ces équipes devront ainsi accueillir leurs adversaires en pleine journée, malgré les conditions particulières liées au jeûne.
Disputer un match en période de jeûne représente un véritable défi physiologique. Privés d’hydratation et d’apport énergétique durant la journée, les joueurs devront gérer leurs efforts avec davantage de prudence. Les staffs techniques seront amenés à adapter leurs stratégies, notamment en matière de rotation d’effectif, de gestion du rythme et de préparation physique.
Un enjeu d’infrastructures
Au-delà de l’aspect sportif, cette situation met en lumière la problématique des infrastructures dans certains stades. L’installation d’un système d’éclairage homologué constitue aujourd’hui un standard dans le football professionnel, notamment pour répondre aux exigences de diffusion télévisée et d’organisation moderne des compétitions.
Cette contrainte pourrait relancer le débat sur la modernisation des enceintes sportives et sur l’accompagnement des clubs en matière d’équipements. Si cette décision est imposée par les réalités du terrain, elle pose également la question de l’équité sportive.
Certaines équipes bénéficieront de conditions de jeu nocturnes plus favorables, tandis que d’autres devront composer avec les contraintes diurnes. En attendant d’éventuelles améliorations infrastructurelles, les six clubs concernés devront faire preuve de résilience et d’adaptation pour traverser cette période particulière du calendrier, où la performance sportive devra s’accorder avec les exigences spirituelles et physiques du mois de Ramadan.