Dans un championnat souvent marqué par l’instabilité sur les bancs de touche, la saison actuelle de la Ligue 1 algérienne ne fait pas exception.
Après plusieurs mois de compétition et une série de changements techniques au sein des clubs, ils ne sont désormais plus que trois entraîneurs à avoir entamé la saison et à être toujours en poste : Josef Zinnbauer (JS Kabylie), Sead Ramović (CR Belouizdad) et Mounir Zeghdoud (ES Ben Aknoun).
Le dernier mouvement en date concerne le départ du technicien sud-africain Ruhlani Mokwena, qui a quitté le banc du MC Alger malgré une situation sportive favorable en championnat. Sous sa direction, le Mouloudia occupait la première place du classement et conservait de sérieuses chances de décrocher le titre national. La décision de Mokwena intervient dans un contexte paradoxal. Sur le plan domestique, le MC Alger réalisait une saison solide et s’affirmait comme le principal prétendant au sacre en Ligue 1 algérienne. Toutefois, les résultats sur la scène continentale et en coupe nationale ont pesé dans la balance.
Le club algérois a en effet été éliminé dès la phase de groupes de la CAF Champions League, un objectif majeur pour la direction et les supporters. À cela s’est ajoutée une sortie prématurée en quart de finale de la Coupe d’Algérie, face au rival historique, le CR Belouizdad.
Ces deux revers ont marqué un tournant dans la trajectoire du technicien sud-africain, dont l’avenir à la tête du club semblait déjà incertain.
Peu après son départ d’Alger, Mokwena a choisi de relever un nouveau défi en rejoignant l’Al‑Ittihad Club (Tripoli), l’un des clubs majeurs du championnat libyen. Cette décision illustre la mobilité croissante des entraîneurs dans la région et l’attractivité des projets sportifs au-delà des frontières nationales.
Avec ce départ, la liste des entraîneurs restés en poste depuis le coup d’envoi de la saison s’est encore réduite. Ils ne sont désormais plus que trois à avoir résisté aux turbulences du championnat.
Dans un environnement où la pression des résultats est permanente, leur maintien témoigne d’une certaine continuité sportive au sein de leurs clubs respectifs, une rareté dans le football algérien.
Les changements d’entraîneurs restent une caractéristique récurrente du championnat national. Les dirigeants, soumis aux attentes des supporters et aux impératifs de résultats immédiats, n’hésitent pas à procéder à des ajustements rapides lorsque les objectifs ne sont pas atteints. La situation actuelle illustre une fois de plus la difficulté pour les techniciens de s’inscrire dans la durée.
À mesure que la saison avance et que la lutte pour le titre et le maintien s’intensifie, la stabilité sur les bancs devient une exception plutôt que la règle dans la Ligue 1 algérienne.