Selon une source fiable proche de l’entourage du staff technique des Verts, le sélectionneur national Vladimir Petković mise clairement sur la continuité et n’envisage pas de bouleverser en profondeur l’effectif de l’équipe nationale en vue de la Coupe du monde 2026.
Le technicien bosnien se dit satisfait du groupe actuel et reste réticent à toute refonte majeure, estimant qu’une telle décision, à quelques mois du rendez-vous mondial, pourrait s’avérer contre-productive.
D’après notre source, Petković refuse de prendre des risques inutiles en procédant à de larges changements, convaincu que cela pourrait nuire à la cohésion collective.
La sélection a déjà franchi une étape importante dans la construction de son identité de jeu et n’aurait besoin, selon lui, que de retouches ciblées plutôt que d’un remaniement complet.
Toujours selon la même source, le sélectionneur suit depuis la dernière Coupe d’Afrique des nations plusieurs profils émergents, notamment le gardien Façil Mastel (Stade Nyonnais), le jeune défenseur du Real Betis Elias Zidane, l’ailier de Lille Ethan Mbappé — avant sa blessure mettant fin à sa saison — ainsi que le talent de l’Olympique Lyonnais Khalis Merah.
Toutefois, aucune décision définitive n’a été prise à leur sujet, Petković n’envisageant d’intégrer qu’un ou deux joueurs au maximum.
Parmi les joueurs les plus proches d’un retour figure Victor Lekhal, le néo-milieu de terrain du club saoudien Al-Riyadh. Un profil que Petković ne considère pas comme une nouveauté, l’ayant déjà connu en sélection lors de l’ère Djamel Belmadi, et disposant d’une expérience internationale appréciable.
Le scénario de 2010 dans les esprits
Le sélectionneur national souhaite également éviter de reproduire le scénario précédant le Mondial 2010 en Afrique du Sud, lorsque Rabah Saâdane avait procédé à de nombreux changements après la qualification, une décision qui avait suscité de vives critiques malgré l’émergence ultérieure de cadres comme Raïs M’Bolhi, Carl Medjani ou Ryad Boudebouz.
Bien que Petković ne se base pas uniquement sur la fidélité aux joueurs des qualifications et privilégie avant tout la forme physique et technique, il estime que le moment n’est pas opportun pour des bouleversements majeurs.
L’objectif est de préserver l’équilibre du groupe à l’approche du Mondial, tout en procédant à quelques ajustements et en réintégrant certains absents de marque, à l’image d’Amine Gouiri. L’absence de l’attaquant de l’Olympique de Marseille lors de la dernière CAN s’est d’ailleurs fait ressentir sur le plan offensif.
Il convient également de rappeler que plusieurs nouveaux éléments ont déjà rejoint les rangs des Verts ces derniers mois, comme Dorval, Boulbina, Chergui, Kebbal, Bouanani et Zidane, rendant toute nouvelle vague de changements peu souhaitable.
D’autant plus que le rendement global de la sélection lors de la dernière CAN a été jugé satisfaisant, nécessitant seulement quelques corrections pour aborder la Coupe du monde dans de bonnes conditions.
Notre source précise enfin que Petković ne considère pas la majorité des noms actuellement évoqués comme de réels renforts, à l’exception de Khalis Merah, dont la FAF a pris la température. Le sélectionneur préfère toutefois le laisser poursuivre sa progression en club avant de trancher sur son avenir international, estimant que l’effectif actuel reste plus compétitif que certaines options proposées.
Cela dit, la porte n’est pas totalement fermée. Petković reste ouvert à l’arrivée de profils de qualité capables d’apporter une réelle plus-value, à l’image de Yannis Massoline, récemment recruté par l’Inter Milan et auteur de prestations remarquées avec Modena (Série B italienne).
La FAF envisage de prendre contact avec lui dans les prochains jours, et son intégration pourrait être envisagée s’il manifeste son désir de représenter l’Algérie, au vu de ses qualités physiques et techniques susceptibles de renforcer le milieu de terrain des Verts.