L’élimination de la sélection algérienne en quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 n’a pas seulement marqué la fin du parcours continental des Verts, mais a surtout mis en lumière plusieurs enseignements majeurs en vue de la Coupe du monde 2026, prévue l’été prochain.
Parmi ces enseignements figure une problématique centrale : le retour potentiel des joueurs absents de la CAN pourrait devenir une véritable crise de choix pour Vladimir Petković.
L’Algérie a quitté la CAN 2025, disputée au Maroc, après une défaite (2-0) face au Nigeria en quarts de finale, dans une rencontre marquée par une vive polémique arbitrale. Au-delà du résultat, cette élimination a été influencée par l’absence de plusieurs éléments clés, forfaits pour cause de blessures, tels qu’Ismaël Bennacer, Jaouen Hadjam, Samir Chergui et Mohamed Amine Tougaï.
Ces absences ont clairement limité les options du sélectionneur algérien, contraint de composer avec un effectif amoindri lors d’un rendez-vous majeur.
Les forfaits ne se sont pas arrêtés là. D’autres joueurs importants manquaient également à l’appel, notamment Amine Gouiri, Youcef Belaïli, Houssem Aouar, ainsi que le gardien Alexis Guendouz. À cela s’ajoute l’absence de Nabil Bentaleb, écarté pour des choix purement techniques.
Des retours attendus… mais problématiques
Ce contexte a privé Petković de solutions expérimentées et créatives, réduisant sa marge de manœuvre tout au long du tournoi africain. À l’approche du Mondial 2026, plusieurs de ces joueurs devraient réintégrer le groupe, ce qui complique davantage la tâche du sélectionneur.
Ce retour massif d’éléments absents de la CAN pourrait être perçu à la fois comme une bénédiction et comme une contrainte, un paradoxe fréquent dans la gestion des grandes sélections.
De nombreux observateurs estiment que ces retours provoqueront une véritable crise de choix pour Petković, appelé à trancher dans un vivier élargi de talents avant les rencontres face à l’Argentine, la Jordanie et l’Autriche, prévues aux États-Unis.
Parmi les retours jugés les plus probables, celui d’Amine Gouiri semble presque incontournable. L’attaquant de l’Olympique de Marseille pourrait combler un manque criant observé lors de la CAN, où l’Algérie a souffert de l’absence d’un avant-centre régulier et décisif, notamment après la baisse de régime de Mohamed Amine Amoura.
Le profil de Gouiri offrirait à Petković une alternative crédible et une plus grande variété offensive, renforçant considérablement le potentiel des Verts. En revanche, le cas de Houssem Aouar suscite davantage de débats. Si son retour est envisagé, il pourrait rapidement devenir source de tensions sportives.
S’il retrouve son statut de titulaire sous Petković, cela se ferait probablement au détriment de joueurs en pleine ascension comme Ibrahim Maza et Himad Abdelli, tous deux auteurs de prestations convaincantes.
Cette situation pourrait alimenter un débat permanent autour des choix du sélectionneur, entre continuité, mérite sportif et hiérarchie établie. Les possibles retours du gardien Alexis Guendouz et du milieu Nabil Bentaleb s’inscrivent dans une zone plus nuancée.
Selon les performances à venir et les orientations tactiques de Petković, ces retours pourraient être perçus soit comme un renfort bienvenu, soit comme un frein à l’émergence d’autres profils. Dans tous les cas, leur réintégration nécessitera une gestion fine afin de préserver l’équilibre du groupe.
Plus que jamais, la réussite de l’Algérie au Mondial dépendra non seulement du talent individuel de ses joueurs, mais surtout de la capacité du staff technique à transformer cette abondance de solutions en force collective.