Accueil AFRIQUEA trois semaines de la CAN-2025 : La sécurité des stades au Maroc pose problème

A trois semaines de la CAN-2025 : La sécurité des stades au Maroc pose problème

par B. Elias
A trois semaines de la CAN-2025 : La sécurité des stades au Maroc pose problème

Le match opposant le club marocain AS FAR au Al Ahly égyptien, dans le cadre de la phase de groupes de la CAF Champions League, a tourné au cauchemar — ravivant les inquiétudes sur la sécurité des stades au Maroc, à quelques mois de l’organisation de grands événements internationaux.
Alors que le match se déroulait au stade « Stade Moulay Hassan » à Rabat, la rencontre a rapidement été entachée par des jets de projectiles depuis les tribunes. Des bouteilles en plastique puis… « une arme tranchante » — selon les médias — ont été lancées en direction des joueurs d’Al Ahly.

L’un des joueurs égyptiens, Mamdouh Hassan Trezeguet, aurait été visé — le projectile l’ayant touché à la tête — provoquant un arrêt de la rencontre. Ce geste a suscité un vif mécontentement, poussant la direction d’Al Ahly à déposer plainte auprès de l’instance africaine (CAF).

Selon des images diffusées après la rencontre, certains joueurs de l’équipe locale auraient tenté de dissimuler l’arme jetée avant que l’arbitre ne s’en aperçoive — une scène décrite comme « presque cinématographique », tant elle semble sortie d’un film plutôt que d’un stade de football.

Réactions, polémiques et remise en cause
Le retentissement de l’incident dépasse le simple cadre du match. Pour plusieurs observateurs, c’est un signal d’alarme très inquiétant : à moins de trois semaines de la CAN (et avec les ambitions d’accueillir des compétitions majeures), la question de la sécurité dans les stades marocains revient avec acuité.

Des voix dénoncent non seulement le comportement de certains supporters, mais aussi des manquements dans le contrôle d’accès, la gestion des foules, et la prévention des risques — ce qui pourrait ternir l’image du Maroc comme futur hôte fiable d’événements internationaux. Le Maroc s’affiche depuis plusieurs années comme un acteur majeur du football africain et mondial, aspirant à accueillir des compétitions continentales et globales.

Mais des incidents comme celui-ci rappellent que le décor (modernisation des infrastructures, beaux stades…) ne suffit pas : la sécurité des joueurs, des officiels et des supporters, la gestion rigoureuse des foules, et le respect des normes internationales restent indispensables. Le risque, aujourd’hui, est double : non seulement des conséquences directes — blessure, traumatisme, fin prématurée d’un match… — mais aussi un impact sur la réputation du pays comme lieu d’accueil sécurisé pour les grandes rencontres sportives.

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