À l’approche de la rencontre face au Soudan, comptant pour la première journée de l’actuelle édition de la Coupe d’Afrique des nations, le sélectionneur national Vladimir Petković entretient le flou.
Fidèle à sa méthode, le technicien suisso-bosniaque évite de dévoiler ses intentions, préférant « cacher ses cartes » jusqu’au dernier moment. Une stratégie assumée dans un contexte où chaque détail peut peser lourd dès l’entame de la compétition.
Une concurrence féroce pour une place de titulaire
Au sein du groupe algérien, la concurrence est plus rude que jamais. Plusieurs postes clés sont disputés, aussi bien en défense qu’au milieu et en attaque. Cette émulation interne, encouragée par le staff technique, vise à tirer le niveau collectif vers le haut et à offrir à Petković un large éventail de solutions tactiques.
Les séances d’entraînement ont ainsi été marquées par une forte intensité, chaque joueur cherchant à convaincre le sélectionneur pour figurer dans le onze de départ. Cette bataille pour les places reflète une volonté claire : instaurer une méritocratie et rompre avec certaines certitudes du passé.
L’importance cruciale d’une bonne entame
Au-delà des choix d’hommes, l’Algérie est confrontée à une réalité incontournable : réussir son entrée en lice est devenu une obligation. Les expériences récentes ont montré que les débuts manqués peuvent lourdement hypothéquer les ambitions.
Dans une compétition aussi exigeante que la CAN, où les marges d’erreur sont minimes, une bonne entame conditionne souvent la suite du parcours.
Le staff technique insiste d’ailleurs sur l’aspect mental, appelant les joueurs à afficher dès le premier match intensité, concentration et efficacité.
Un lourd passif à effacer
Les statistiques récentes rappellent l’ampleur du défi. Lors des deux dernières éditions de la Coupe d’Afrique des nations, les Verts n’ont remporté aucun match, une série négative inhabituelle pour une sélection habituée à jouer les premiers rôles. Ce constat renforce la pression qui entoure cette nouvelle campagne africaine.
Face au Soudan, même s’il ne s’agit que d’un premier match des camarades de Mahrez dans cette nouvelle CAN, l’Algérie n’aura pas droit à l’erreur sur le plan du contenu. Plus qu’un simple résultat, c’est un signal fort que les Verts cherchent à envoyer.
Cette confrontation apparaît ainsi comme un véritable test pour Petković et ses joueurs. Elle permettra de jauger l’état d’avancement du groupe, la cohésion collective et la capacité de l’équipe à répondre présent dès le coup d’envoi.
L’Algérie est à la croisée des chemins. Entre prudence tactique, concurrence interne et nécessité de renouer avec la victoire, les Verts savent qu’ils jouent déjà une partie de leur crédibilité.