Le milieu de terrain défensif Ramez Zerrouki vit une saison particulière entre les exigences de son club néerlandais, FC Twente, et celles de la sélection nationale.
Régulièrement titulaire dans les deux équipes, le joueur de 26 ans se retrouve au centre de discussions quant à son niveau de forme et son endurance, suscitant des interrogations tant aux Pays-Bas qu’en Algérie.
Dans un entretien accordé à ESPN, son entraîneur à Twente, John van den Brom, a pointé du doigt l’impact de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 sur le rendement de Zerrouki. « Le rythme de Zerrouki a parfois chuté », a-t-il expliqué, « mais il ne faut pas oublier qu’il est revenu très fatigué après ses matchs avec l’Algérie. Le calendrier était intense et la succession des rencontres a pesé sur ses performances ».
Van den Brom a précisé que le joueur avait été immédiatement replongé dans le championnat néerlandais après son retour, sans bénéficier d’une période de récupération prolongée.
« Il a participé à plusieurs matchs de championnat dès son retour, ce qui a accentué sa fatigue. Nous avons néanmoins mis en place un suivi spécifique pour qu’il récupère au mieux, tout en continuant à contribuer à l’équipe », a-t-il ajouté.
Des performances solides malgré la fatigue
Malgré ce contexte, Ramez Zerrouki continue d’apporter sa contribution à Twente. Cette saison, il a disputé 21 rencontres en Eredivisie, la plupart en tant que titulaire, inscrivant deux buts et délivrant une passe décisive. Joueur régulier et travailleur, il reste un élément clé du milieu de terrain, capable de stabiliser le jeu défensif et de relancer les attaques.
Actuellement prêté par Feyenoord jusqu’à la fin de la saison, Zerrouki reste sous contrat avec le club de Rotterdam jusqu’en 2027, ce qui lui assure un avenir solide tout en lui offrant une visibilité maximale dans un championnat compétitif.
Le parcours de Zerrouki illustre les défis rencontrés par de nombreux joueurs évoluant à la fois en club et en sélection. Son rôle en équipe nationale, notamment lors de la CAN, lui permet de se mesurer aux meilleurs talents africains, mais entraîne également un coût physique certain.
Son cas suscite débats et discussions : certains spécialistes estiment que sa régularité en club est un signe de sa robustesse et de son professionnalisme, tandis que d’autres pointent les baisses de régime observées après les tournées internationales comme un frein à son plein potentiel.
Van den Brom reste toutefois confiant et insiste sur la nécessité de gérer la récupération du joueur avec prudence. « Nous travaillons pour qu’il retrouve son meilleur niveau sans compromettre l’équipe », explique-t-il. La saison n’est pas terminée et Twente compte sur son milieu défensif pour rester performant jusqu’au bout.
Entre club et sélection : l’équilibre à trouver
Ramez Zerrouki symbolise parfaitement le défi auquel sont confrontés les joueurs internationaux : jongler entre les obligations de leur club et celles de leur sélection, tout en maintenant un niveau de performance élevé. Si la CAN lui a laissé des traces de fatigue, son professionnalisme et son implication restent des atouts majeurs pour Twente et pour l’Algérie.
Zerrouki continue de construire sa carrière avec sérieux, et la gestion de son énergie entre club et sélection sera déterminante pour franchir les prochaines étapes de son développement, que ce soit en Eredivisie ou sur la scène internationale.
Le message de Van den Brom est clair : malgré la fatigue héritée des compétitions internationales, Zerrouki reste un joueur central de Twente, et un suivi minutieux de sa récupération est la clé pour lui permettre de briller durablement.