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CAN-2025 : Claude Le Roy dénonce la programmation de la CAF

par B. Elias
CAN-2025 : Claude Le Roy dénonce la programmation de la CAF

Les critiques à l’encontre de la Confédération africaine de football (CAF) ne sont pas nouvelles, mais lorsqu’elles émanent d’une figure aussi expérimentée que Claude Le Roy, elles résonnent avec une intensité particulière.

L’entraîneur français, fin connaisseur du football africain, a vivement dénoncé ce qu’il qualifie de « scandale dans la programmation » des compétitions continentales, pointant du doigt une injustice flagrante dans la répartition des matches et des points* entre les groupes.

Au cœur de sa colère : une situation qu’il juge incohérente et dangereuse pour l’équité sportive. Selon Le Roy, certaines équipes se retrouvent qualifiées ou éliminées non pas sur la base d’une réelle égalité des chances, mais à cause d’une organisation défaillante.

Une comparaison chiffrée qui fait polémique

Claude Le Roy s’appuie sur un exemple précis pour étayer ses propos : L’Algérie, avec 9 points, s’est retrouvée comparée à la République démocratique du Congo, qui n’en compte que 7, alors que, dans d’autres groupes, des confrontations ont eu lieu entre des équipes affichant 7 points contre 2 points.

Pour l’entraîneur, cette disparité fausse totalement la lecture sportive de la compétition. Les équipes ne sont pas évaluées dans des conditions comparables, ce qui remet en question la logique même d’un tournoi censé récompenser la performance et la régularité.

« Avec une telle anarchie, une très bonne sélection a dû  quitter la compétition dès les huitièmes de finale », regrette-il.

Une menace directe sur la justice sportive
Le reproche principal formulé par Claude Le Roy concerne la notion d’équité. Dans toute compétition internationale, la programmation doit garantir que chaque équipe affronte des adversaires dans des conditions similaires, avec des enjeux comparables. Or, selon lui, la CAF a échoué à respecter ce principe fondamental. Cette situation peut entraîner plusieurs dérives : des qualifications jugées « chanceuses », des éliminations prématurées de favoris, une perte de crédibilité du tournoi auprès des joueurs, des entraîneurs et du public.

Dans un football africain en quête de reconnaissance mondiale et de professionnalisation accrue, ce type de dysfonctionnement nuit à l’image globale des compétitions continentales.

Une critique récurrente envers la CAF
La sortie médiatique de Claude Le Roy s’inscrit dans un contexte plus large de critiques répétées visant la gouvernance de la CAF. Problèmes d’organisation, décisions contestées, calendriers surchargés ou incohérents : autant de reproches régulièrement formulés par les acteurs du football africain.

Ce qui distingue toutefois cette déclaration, c’est la gravité du constat : il ne s’agit plus seulement de détails logistiques, mais d’un système qui pourrait, selon Le Roy, sacrifier des équipes de haut niveau dès les phases finales, non pas pour des raisons sportives, mais à cause d’une planification mal pensée.

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