L’élimination de la Tanzanie face au Maroc, dimanche soir, en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des nations continue de faire couler beaucoup d’encre.
Au terme d’un match marqué par de vives contestations arbitrales, le sélectionneur argentin des Taifa Stars, Miguel Gamondi, est sorti de sa réserve, laissant éclater sa colère et sa frustration lors de la conférence de presse d’après-match.
Visiblement affecté par ce qu’il qualifie d’« élimination amère », le technicien argentin a tenu des propos lourds de sens, allant jusqu’à évoquer une volonté manifeste de favoriser le pays hôte.
« Il semble qu’il y ait une intention de dédier cette compétition au Maroc », a-t-il lancé sans détour, une déclaration qui n’a pas manqué de provoquer une onde de choc.
Au cœur de la polémique : une action litigieuse dans la surface marocaine, dans les derniers instants de la partie, que Gamondi estime être un penalty indiscutable. « Nous méritions un penalty clair, évident pour tout le monde. Même les supporters de l’équipe adverse l’ont reconnu », a-t-il affirmé, soulignant son incompréhension face à la décision arbitrale.
L’entraîneur tanzanien est allé plus loin, exprimant une profonde désillusion rarement ressentie au cours de sa carrière.
« Je n’aurais jamais imaginé sortir d’un match de cette manière durant toute ma carrière d’entraîneur. La défaite fait mal, mais pas comme ça », a-t-il confié, la voix chargée d’émotion.
Convaincu que son équipe avait les moyens de se qualifier, Gamondi estime que le scénario du match laisse peu de place au doute. « Aujourd’hui, nous avons fait ce qu’il fallait pour gagner. Tous ceux qui ont regardé la rencontre savent ce qui s’est passé. La surprise et la tristesse dominaient après le coup de sifflet final », a-t-il ajouté.
Dans une dernière sortie encore plus incisive, le sélectionneur argentin a résumé le sentiment général de son groupe : « Ce qui s’est produit donne l’impression qu’il existe une orientation visant à offrir le titre au Maroc. Mais pas de manière aussi flagrante. Nous étions les plus méritants aujourd’hui, et la tristesse est immense ».
Ces déclarations relancent le débat sur l’arbitrage et l’équité dans les grandes compétitions continentales, alors que la Confédération africaine de football ne s’est pas encore exprimée sur les faits évoqués. De son côté, le Maroc poursuit son parcours, tandis que la Tanzanie quitte la CAN avec un goût amer et un profond sentiment d’injustice.