À quelques jours du coup d’envoi de la CAN 2025, Ilan Kebbal s’est livré lors d’une interview exclusive à RMC Sport, dévoilant ses impressions sur la compétition, ses ambitions personnelles et les objectifs de l’équipe nationale algérienne.
Le milieu offensif du Paris FC, à l’aube de sa première CAN à 27 ans, fait preuve d’une maturité et d’une lucidité qui reflètent son rôle croissant au sein des Verts.
Ilan Kebbal a abordé dès le début de l’entretien la problématique de la libération tardive des joueurs encore engagés en club. Avec l’Algérie qui débutera son tournoi le 24 décembre, le joueur souligne que le timing offre un léger répit, mais reste conscient de la tension entre les clubs et les sélections nationales.
« C’est un débat compliqué », explique-t-il, plaidant pour un calendrier idéal qui verrait les CAN se dérouler en été afin d’éviter ces conflits récurrents. Le milieu offensif du Paris FC ne cache pas son excitation à l’idée de disputer sa première grande compétition internationale.
« Oui, beaucoup d’excitation et j’espère y participer. C’est une grande compétition qui nous attend et on espère aller le plus loin possible », affirme-t-il. Pour Kebbal, la dimension historique de l’Algérie impose une exigence particulière : chaque tournoi doit être abordé avec l’objectif de la victoire.
Les deux éliminations au premier tour lors des éditions précédentes ne modifient pas sa détermination. « Ça pèse bien sûr mais il faut faire abstraction du passé. On fait partie de ceux qui peuvent aller au bout », insiste-t-il. L’international s’est ensuite exprimé sur le choix du Maroc comme pays hôte. Il relativise l’enjeu géopolitique ou l’ambiance que pourrait créer le pays voisin.
« N’importe où, l’objectif est le même. Là, c’est au Maroc, donc les installations, les terrains… nous serons bien. Tout est au top », explique Kebbal. Il se montre également rassurant sur la question de l’accueil des supporters : « Nos supporters seront là en nombre. Et même si c’est hostile, on fera abstraction de ça. »
Une CAN exigeante et des adversaires redoutables
Kebbal a ensuite analysé les adversaires de la poule E, qui inclut le Burkina Faso, la Guinée équatoriale et le Soudan. Il insiste sur le fait que la position de favori de l’Algérie n’élimine pas la difficulté des matches. « De l’extérieur, on sera les favoris. Mais sur le terrain, il n’y a plus de favoris. Tout le monde se bat », précise-t-il. Concernant le premier match face au Soudan, il anticipe un challenge corsé : « Ce sera très difficile. Quand tu joues pour ton pays, tu t’arraches et donc ce seront 11, 15 Soudanais à fond. »
Le joueur a également évoqué son environnement au Paris FC, un cadre qui lui permet de progresser et de se préparer à la compétition. Il n’a pas hésité à mettre en avant Samir Chergui, qu’il considère comme « le meilleur défenseur de Ligue 1 hors PSG » et dont l’impact sur le terrain est impressionnant. Kebbal loue aussi Riyad Mahrez, véritable référence pour lui, qu’il qualifie de « légende » et dont la carrière inspire les jeunes joueurs.
Enfin, Kebbal a abordé ses ambitions au-delà de la CAN. Même si la compétition africaine reste sa priorité immédiate, il garde la Coupe du monde 2026 en tête : « Il y a la CAN, mais bien sûr c’est un objectif… ce serait mentir de dire le contraire. » Il souligne qu’il se concentre sur sa performance en club et sur sa préparation pour la sélection, conscient que chaque match compte dans un calendrier exigeant. Entre ambition et lucidité, Ilan Kebbal trace la voie pour l’Algérie : aller loin, quoi qu’il arrive.