À quelques semaines du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des nations, un vent de tension souffle sur les sélections africaines. Le nouveau règlement imposé par la FIFA concernant la mise à disposition des joueurs place en effet plusieurs équipes dans une situation délicate.
Alors qu’il était auparavant possible pour les sélectionneurs de récupérer leurs éléments plusieurs semaines avant le début du tournoi, l’instance mondiale a fixé cette année la date officielle de libération des internationaux au 15 décembre seulement.
Une décision qui désavantage l’Afrique
Ce changement, obtenu sous la pression insistante de nombreux clubs européens, réduit drastiquement le temps de préparation des sélections africaines. De nombreux entraîneurs espéraient un rassemblement anticipé, indispensable pour peaufiner les automatismes dans un calendrier déjà très serré. Désormais, ils devront se contenter de quelques jours de travail avant de plonger dans la compétition.
Les clubs européens veulent aller encore plus loin
L’Algérie, engagée dans cette CAN, n’échappe pas au casse-tête. Son sélectionneur, Vladimir Petković, ne pourra compter sur l’intégralité de son effectif qu’à partir de cette date tardive — un handicap certain alors que les Fennecs entameront la compétition le 24 décembre face au Soudan. Si la FIFA a tranché, certains clubs souhaitent pousser la limite encore davantage.
À l’image de Manchester City, qui a demandé une dérogation pour conserver ses deux internationaux algérien et égyptien, Rayan Aït Nouri et Omar Marmoush, jusqu’au 17 décembre, afin qu’ils disputent un match programmé ce jour-là.
Selon plusieurs sources concordantes, dont des médias sportifs spécialisés, le club anglais aurait même formellement adressé sa requête à la Fédération algérienne de football (FAF).
Une démarche qui illustre la volonté croissante des équipes européennes de préserver leurs intérêts sportifs, parfois au détriment des sélections africaines.
Petković ferme la porte : priorité à la sélection
Vladimir Petković n’a pas tardé à réagir. Le technicien suisse d’origine bosnienne a, selon une source proche de lui, opposé un refus catégorique à toutes les demandes émanant des clubs européens — qu’il s’agisse de Manchester City ou d’autres formations ayant sollicité un délai supplémentaire.
Le sélectionneur juge le calendrier trop serré pour accepter de nouveaux compromis : chaque journée de préparation compte, d’autant plus que les Verts se présenteront avec un groupe en partie renouvelé et en quête de repères. Concilier les intérêts des clubs et ceux de la sélection devient ainsi un exercice toujours plus complexe.
Un début de tournoi sous pression
L’Algérie entamera sa CAN le 24 décembre à Rabat contre le Soudan, avant d’affronter le Burkina Faso le 28 décembre, puis la Guinée équatoriale le 31 décembre. Les trois rencontres se dérouleront au stade Moulay Hassan, dans la capitale marocaine. Avec si peu de temps pour préparer cet enchaînement, Petković devra faire preuve d’efficacité. Les camarades de Mahrez, ambitieux mais sous pression, savent que la moindre approximation pourrait leur coûter cher dans un groupe plus relevé qu’il n’y paraît.