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CAN-2026 : La liste de Petkovic décortiquée

par B. Elias
CAN-2026 : La liste de Petkovic décortiquée

Les commentaires vont bon train au sujet de la liste des 28 joueurs concernés par la Coupe d’Afrique des nations rendue public samedi. Mais, l’on est unanimes à qualifier ladite liste de logique à plus de 90 %.

Selon les mêmes avis, l’Algérie ne dispose pas aujourd’hui d’un grand nombre de joueurs de très haut niveau laissés injustement de côté. Les 10 % restants, en revanche, méritent débat et analyse, notamment dans certains compartiments clés.

GARDIENS DE BUT : PEU DE DISCUSSION POSSIBLE
Le dossier de la garde des cages a déjà été largement évoqué. La présence de Benbot et Luca Zidane ne souffre d’aucune contestation. Quant à Mandrea, ses expériences passées avec la sélection ont clairement joué en sa faveur. La blessure de Guedouz a aussi énormément aidé à retrouver les Verts. À ce poste, le choix du sélectionneur apparaît cohérent.

DÉFENSE : UNE BASE SOLIDE ET POLYVALENTE
En défense, les certitudes sont nombreuses. Sur le côté gauche, Hadjam et Aït- Nouri sont indiscutables. Dans l’axe, la présence de Mandi, Ben Sebaïni, Belaid et Cherki s’impose naturellement, tant par l’expérience que par la complémentarité. À droite, Rafik Belghali s’inscrit logiquement dans cette hiérarchie défensive. L’appel de Mehdi Dorval constitue également un choix très pertinent : capable d’évoluer aussi bien comme latéral droit que latéral gauche, il garantit une sécurité précieuse en cas d’imprévu, assurant toujours une solution de remplacement. Les critiques, dans ce secteur, se concentrent essentiellement sur Tougaï et Youcef Atal. Leur présence s’explique par le travail effectué lors de la Coupe arabe, où il était clair que l’objectif était de les préparer progressivement. Petković a privilégié ici des joueurs qui connaissent déjà le groupe et peuvent s’intégrer immédiatement.

MILIEU DE TERRAIN : LE VRAI POINT DE DISCUSSION
C’est au milieu de terrain que se situent la majorité des interrogations, et probablement l’essentiel des fameux 10 % de débat. Beaucoup de supporters et d’observateurs suivent la même logique : le sentiment d’un manque d’audace ou de nouveauté dans ce secteur. Le cas de Himad Abdelli est emblématique. Le joueur réalise une excellente saison et se trouve dans l’une des meilleures formes de sa carrière. Certes, il n’a pas participé aux derniers stages et n’a pas beaucoup travaillé avec Petković, mais sa qualité est avérée et il connaît l’environnement de la sélection. Concernant Nabil Bentaleb, le choix du sélectionneur peut se comprendre. L’espoir était surtout de voir Titraoui maintenu dans la liste, et l’absence de toute question en conférence de presse à propos de ce joueur reste surprenante. En revanche, la présence de Bennacer, Ibrahim Maza, Boudaoui et Chaïbi ne peut faire l’objet d’aucun débat. Ce sont des éléments essentiels. La discussion se limite plutôt à Zerrouki et Zorgane, deux joueurs en qui Petković semble avoir une réelle confiance, notamment Zorgane, très performant avec son club. Quant à Aouar, il mérite sans doute d’être critiqué pour progresser : son état de forme actuel ne justifie pas, selon les spécialistes, un statut de titulaire indiscutable.

ATTAQUE : DES CHOIX DICTÉS PAR LES PROFILS DISPONIBLES
Sur le plan offensif, la sélection reflète assez fidèlement ce que l’Algérie possède aujourd’hui. À droite, Riyad Mahrez et Anis Hadj Moussa sont les options naturelles. Ilan Kebbal peut également évoluer comme créateur ou sur le côté droit. À gauche, le profil de Adel Boulbina est nécessaire, notamment en complément de Mohamed Amoura. Le même raisonnement s’applique à Redouane Berkane, dont la présence se justifie par le manque d’alternatives, aux côtés de Baghdad Bounedjah et Monsef Bakrar.

UNE LOGIQUE DE CONTINUITÉ ASSUMÉE
Il apparaît clairement que Petković a privilégié les joueurs avec lesquels il a le plus travaillé, ceux qui possèdent une expérience collective avec la sélection et qu’il a suivis de près. Ses choix répondent aussi à des besoins précis par poste, plus qu’à une simple logique de popularité ou de pression extérieure. Lorsqu’un sélectionneur affirme qu’une absence est due à un choix purement technique, en estimant disposer de joueurs équivalents ou meilleurs, la responsabilité est alors claire : il devra le prouver sur le terrain.

CONCLUSION : UNE LISTE COMPLÈTE ET EXPLOITABLE
En définitive, cette liste comporte tous les ingrédients nécessaires pour aligner une équipe compétitive, capable de proposer un bon contenu de jeu. Le sélectionneur dispose d’options variées et de solutions pour faire face aux différents scénarios que peut offrir une CAN. Désormais, le débat laisse place à l’essentiel : les performances sur le terrain, seules capables de valider – ou non les choix de Petkovic.

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