Contrairement à ce que peut laisser croire le scénario final, l’équipe nationale algérienne ne s’est pas inclinée aux tirs au but, mais bien dans un combat tactique où le sélectionneur émirati a parfaitement su imposer son plan de jeu.
Pendant 120 minutes, il a réussi à neutraliser les forces algériennes, à dicter le rythme du match et à amener la rencontre vers le terrain qui lui convenait le mieux.
Le sélectionneur Madjid Bougherra, vainqueur de l’édition précédente, se retrouve aujourd’hui à la tête d’un groupe constitué dans l’urgence. L’équipe présente d’indéniables qualités individuelles : des joueurs expérimentés comme Yacine Brahimi et Yacine Benzia. des talents prometteurs tels que Boulbina et Abada, mais l’alchimie collective n’a jamais réellement pris.
Faute de temps — la sélection ayant été finalisée seulement quelques semaines avant la compétition — l’équipe n’a pu développer ni automatismes, ni cohésion, ni lecture collective des moments clés du match. Un déficit fatal lorsque l’adversaire, lui, arrive avec un plan clair et une discipline stratégique constante.
Au-delà de la déception, cette rencontre rappelle une vérité simple : aucune sélection, même riche en talent, ne peut compenser l’absence de collectif par la seule individualité. Les Émiratis l’ont compris, et ont su exploiter chaque faille.
Pour autant, tout n’est pas à jeter. La présence de jeunes en pleine ascension, associée au leadership des cadres, constitue une base solide pour reconstruire un groupe compétitif… à condition cette fois de lui offrir du temps, du travail et de la stabilité. Malgré l’élimination, l’essentiel demeure : l’Algérie possède des joueurs, une philosophie et un public capables de la porter loin.
Les prochains rendez-vous sportifs seront l’occasion de corriger les lacunes vues aujourd’hui et de remettre la sélection sur une bonne voie.