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CR Belouizdad : « Trop tôt pour parler de titre », estime Korichi

par B. Elias
CR Belouizdad : "Trop tôt pour parler de titre", estime Korichi

Dans un contexte de reconstruction et de fortes attentes, le directeur sportif du CR Belouizdad, Toufik Korichi, s’est exprimé pour la première fois cette saison.

Dans un discours à la fois lucide et mesuré, il a évoqué les difficultés du début d’exercice, les attentes du public, mais aussi les perspectives du quadruple champion d’Algérie en titre, il y a deux saisons.

« Les équipes en tête du classement sont, avec tout le respect que je leur dois, des équipes modestes », a lancé Korichi en ouverture, soulignant l’absence des « grandes cylindrées », à l’image du Chabab, du haut du tableau. Une manière à peine voilée d’exprimer sa frustration face au retard pris par son équipe, mais aussi de relativiser la situation.

Il ne cache pas que le CRB a connu des accrocs, notamment lors de la rencontre face à la JS Saoura, disputée en déplacement et à huis clos. « Vous connaissez le rôle de nos supporters… leur absence se fait cruellement sentir, surtout dans des matchs tendus », a-t-il ajouté.

Un effectif bouleversé, un groupe en chantier
Korichi a insisté sur le contexte difficile dans lequel la formation de Laaqiba a commencé sa saison : « Nous avons commencé la saison avec 10 départs et 8 nouvelles recrues. L’équipe est en pleine transition. »

À cela s’ajoutent des absences notables : « Le stage de préparation a démarré sans 5 joueurs clés, retenus avec la sélection locale, certains sont revenus blessés ou épuisés. » Une autre difficulté soulignée par le technicien algérois : « Des joueurs se sont déplacés en Tunisie en étant déjà diminués physiquement.

Le manque de préparation se ressent dans la cohésion et les automatismes. » Résultat : un effectif peu homogène, encore à la recherche de repères collectifs.

Des ajustements nécessaires et du temps pour reconstruire
Malgré ce départ poussif, Korichi garde le cap. Il estime qu’avec le retour progressif des blessés et la montée en puissance des recrues, l’équipe parviendra à retrouver son niveau : « Avec le temps, l’entraîneur trouvera l’équipe-type et le bon équilibre dans les trois lignes. »

Quant à la course au titre, il reste prudent : « Il est prématuré de parler du sacre maintenant. Nous devons d’abord stabiliser l’équipe et retrouver de la régularité. »

Des stars encore absentes, des recrues à adapter
L’attaquant El Mellali, recruté au prix fort dans un transfert libre en provenance d’Angers, est très attendu, mais il est toujours indisponible.

« Jusqu’à aujourd’hui, El Mellali n’a pas encore joué une seule minute. Nos étrangers non plus n’ont pas encore trouvé leur place dans le système tactique », regrette-t-il.

Conscient de la pression populaire qui entoure le CRB, Korichi adresse un message direct : « Les supporters en demandent toujours plus, c’est normal. Mais en football, il faut accepter certains passages à vide, surtout lorsqu’il y a des problèmes sportifs et techniques à résoudre. Avec de la patience, les joueurs finiront par représenter le club dignement. »

Le message du directeur sportif des Rouge et Blanc se veut clair : il demande du temps, de la patience et de la lucidité. Dans un championnat algérien où la pression médiatique et populaire est permanente, cette sortie marque un discours de vérité, loin de la langue de bois.

Le CRB, habitué à jouer les premiers rôles, devra cette saison se reconstruire en silence, tout en gardant en ligne de mire ses ambitions nationales et continentales.

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