Un groupe d’experts indépendants des Nations unies a lancé un appel officiel à la Fédération internationale de football (FIFA) et à l’Union européenne des associations de football (UEFA) pour suspendre l’entité sioniste de toutes les compétitions internationales, en raison de ce qu’ils qualifient de « génocide en cours » dans les territoires palestiniens occupés.
Dans un communiqué publié hier, les experts onusiens ont souligné que cette demande constituait une « réponse nécessaire » face à la gravité des violations présumées du droit international humanitaire commises par les sionistes dans la bande de Ghaza et en Cisjordanie occupée.
Les experts se sont appuyés sur les conclusions de la Commission d’enquête indépendante des Nations unies, ainsi que sur les mesures conservatoires ordonnées par la Cour internationale de justice (CIJ) en janvier 2024. Celle-ci avait alors rappelé aux Etats signataires de la Convention sur le génocide leur obligation légale de prévenir les crimes internationaux et de ne pas y contribuer.
« Il n’est plus possible que le monde du sport continue comme si de rien n’était, alors que des crimes graves sont perpétrés en toute impunité », ont écrit les experts, ajoutant que le sport ne doit jamais servir de couverture à des violations des droits humains.
Tout en précisant que leur appel ne visait pas les joueurs israéliens à titre individuel, les experts de l’ONU ont insisté sur la responsabilité des organisations sportives internationales à ne pas légitimer une situation jugée illégale au regard du droit international.
Ils ont rappelé qu’il existait des précédents dans l’histoire du sport international, notamment la suspension de l’Afrique du Sud pendant l’apartheid ou encore celle de la Russie à la suite de l’invasion de l’Ukraine.
« Le droit international impose une réaction ferme face au génocide et à l’incitation à celui-ci. Il est temps pour la FIFA et l’UEFA de s’aligner sur les principes fondamentaux des droits de l’homme », poursuit le communiqué.
Les ONG mobilisées, la pression s’intensifie
Plusieurs organisations de la société civile ont également multiplié les appels à suspendre la participation des équipes nationales israéliennes aux compétitions officielles de la FIFA et de l’UEFA, mettant en avant une obligation morale et juridique d’agir.
Les experts de l’ONU ont déclaré soutenir ces démarches, exhortant les fédérations à ne pas servir de « couverture politique ou sportive » à Israël. Selon eux, les fédérations sportives sont tenues par les Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, ce qui leur impose de prendre des mesures face à des violations massives.
Ce nouvel appel survient dans un contexte international extrêmement tendu, alors que la guerre dans la bande de Ghaza a suscité une mobilisation mondiale sans précédent. Il pourrait relancer un débat complexe au sein des instances sportives, traditionnellement réticentes à mêler politique et sport.
La FIFA et l’UEFA n’ont pas encore réagi officiellement à ce communiqué. Une décision de suspension d’Israël représenterait un tournant inédit et risqué pour les institutions sportives, confrontées à un dilemme entre respect des droits humains et principe de neutralité sportive.