Amine Gouiri en difficulté sous De Zerbi, une situation inquiétante à l’approche des échéances avec l’Algérie. Rien ne va plus pour Amine Gouiri du côté de l’Olympique de Marseille.
L’attaquant international algérien traverse l’une des périodes les plus délicates de sa carrière, alors qu’il semble avoir perdu la confiance de son entraîneur, Roberto De Zerbi, et surtout sa place dans le onze de départ.
Alors qu’il s’était imposé comme une pièce maîtresse de l’attaque marseillaise lors de la deuxième moitié de la saison dernière, Gouiri n’a pas disputé la moindre minute lors de la dernière rencontre de Ligue 1 face à l’Olympique Lyonnais, son ancien club. Une décision qui a surpris de nombreux observateurs, d’autant plus que l’OM a été contraint d’évoluer en infériorité numérique pendant une grande partie du match, finalement perdu (0-1).
Malgré les besoins offensifs évidents de son équipe, De Zerbi a préféré laisser Gouiri sur le banc, optant plutôt pour Robinho Faz, un choix qu’il a justifié dans les colonnes de L’Équipe : « Gouiri n’était pas dans sa meilleure forme physique cette semaine. J’ai préféré Robinho pour sa vitesse et sa capacité à attaquer les espaces. », a-t-il dit.
Depuis le début de saison, Gouiri semble souffrir d’un manque de stabilité dans son positionnement. Initialement utilisé comme avant-centre, il a ensuite été déplacé à plusieurs reprises : ailier gauche, meneur de jeu, voire second attaquant. Une gestion qui tranche avec les déclarations initiales du coach italien, qui affirmait pourtant considérer Gouiri comme un véritable numéro 9.
Cette instabilité tactique semble avoir brouillé les repères de l’ancien Niçois, dont les performances en pâtissent. Moins influent, moins tranchant, Gouiri donne l’impression de chercher sa place… sans jamais la trouver.
À quelques jours des deux matchs décisifs des Fennecs face au Botswana et à la Guinée, cette situation interpelle également du côté de la sélection algérienne.
Convoqué par Vladimir Petkovic, Gouiri devait incarner un atout majeur dans le secteur offensif. Mais son manque de temps de jeu et de confiance pourrait compromettre son rendement sous le maillot vert.
Le sélectionneur bosnien devra composer avec un joueur en manque de rythme, loin de son meilleur niveau, et confronté à une vraie crise de confiance.
À 25 ans, Amine Gouiri est à un tournant important. Brillant par moments mais irrégulier, il devra rapidement se remettre en question pour retrouver une place stable à Marseille et peser dans les choix de son entraîneur.
Faute de quoi, il risque de voir sa trajectoire en club et en sélection sérieusement compromise. Pour l’OM comme pour l’Algérie, le réveil du joueur est attendu au plus vite.