La non-sélection de Nabil Bentaleb pour le prochain rassemblement de l’équipe nationale algérienne a surpris de nombreux observateurs.
Le milieu défensif du LOSC Lille, pourtant considéré comme l’un des cadres expérimentés des Verts, ne figure pas dans la liste dévoilée par Vladimir Petković pour le stage de novembre, prévu en Arabie saoudite.
Le technicien bosnien a préféré miser sur Ramiz Zerrouki, auteur de bonnes performances avec le FC Twente aux Pays-Bas, au détriment de Bentaleb, moins utilisé ces dernières semaines en club.
Interrogé par Radio Monte Carlo (RMC), l’ancien joueur de Tottenham et Schalke 04 a réagi avec calme à cette décision : « Le sélectionneur voulait quelque chose de différent, c’est son choix. Être avec la sélection algérienne a toujours été important pour moi », a-t-il déclaré.
Questionné sur un éventuel échange avec Petković pour comprendre les raisons de sa mise à l’écart, Bentaleb a répondu sobrement :
« Non, absolument pas. Je n’ai pas cherché à le contacter »
Et d’ajouter : « Je suis obligé d’accepter les choix du staff technique. De mon côté, je reste concentré sur mon travail et je donnerai le meilleur de moi-même à chaque occasion. Je ne peux pas m’exprimer sur des décisions qui ne relèvent pas de mes compétences. »
Cette absence semble surtout liée à sa situation en club. Depuis quelques semaines, Bentaleb a perdu sa place de titulaire au LOSC, entrant souvent en cours de match.
Une baisse de rythme qui a pesé lourd face au retour en forme de Zerrouki, très régulier avec Twente et apprécié pour son volume de jeu et sa discipline tactique.
Malgré cette parenthèse, Bentaleb reste l’un des éléments les plus expérimentés du groupe algérien. À 30 ans seulement, il compte déjà 57 sélections, 6 buts et une passe décisive, lui qui avait participé à la Coupe du monde 2014 au Brésil sous les ordres de Vahid Halilhodžić.
Évalué à 6 millions d’euros selon Transfermarkt, le milieu lillois conserve un profil rare et complet, alliant technique, vision de jeu et impact physique.
Son absence actuelle pourrait donc n’être qu’un simple contretemps, dans un cycle où Petković cherche à renouveler l’entrejeu algérien avant la CAN 2025 au Maroc et les qualifications pour le Mondial 2026.