À moins de deux mois du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations en Guinée, l’incertitude plane toujours sur l’identité officielle du sélectionneur de l’équipe nationale algérienne.
Aucun communiqué de la Fédération algérienne de handball n’a encore confirmé la nomination de Salah Bouchekriou, pourtant présenté dans les coulisses comme l’homme choisi pour diriger les Verts.
L’absence de communication officielle alimente le flou et les spéculations. Plusieurs observateurs du jeu à sept national peinent à croire que Bouchekriou ait accepté de reprendre les rênes de la sélection après les épisodes délicats qu’il a vécus lors de son dernier passage au sein du staff technique.
Cette nomination officieuse, si elle se confirme, contraste avec les promesses publiques de la FAF, qui affirmait il y a peu être en pourparlers avancés avec un entraîneur étranger, issu de la prestigieuse école allemande.
Des promesses qui s’évaporent
En juin dernier, la Fédération avait en effet annoncé sa volonté de confier l’équipe nationale à un technicien européen expérimenté, capable d’insuffler une nouvelle philosophie de jeu.
Or, à ce jour, aucune signature n’a été officialisée, et l’éventualité d’un retour à une solution locale semble avoir pris le dessus.
Pour beaucoup, cette volte-face soulève de nombreuses interrogations sur la gestion interne et la capacité de la FAF à mener à bien un projet cohérent à long terme.
Cette incertitude intervient à un moment critique : l’Algérie entre dans la dernière phase de préparation avant la CAN 2026. Le calendrier serré laisse peu de marge pour la mise en place d’un projet sportif solide.
Une préparation compromise avant la CAN
Les joueurs, comme le staff technique, attendent une stabilité institutionnelle indispensable à la performance.
L’absence d’un sélectionneur officiellement nommé pourrait compromettre la sérénité du groupe et l’organisation des prochains stages de préparation.
Une communication fédérale sous le feu des critiques
Ce nouveau flou autour du poste d’entraîneur accentue la perte de confiance du public envers la direction de la FAHB.
Les supporters, déjà déçus par les résultats récents et les changements fréquents de sélectionneur, réclament plus de transparence et une stratégie claire à la veille d’une compétition majeure. Si Salah Bouchekriou a bel et bien accepté de reprendre les commandes, la FAHB devra rapidement clarifier la situation et assumer publiquement ses choix.
Car à deux mois d’une CAN cruciale, le handball algérien ne peut plus se permettre de naviguer dans l’incertitude et les promesses non tenues. Aux dernières nouvelles, le nom de Bouchekriou figure comme entraineur en chef dans la liste des joueurs du prochain stage des Verts, qui a commencé hier.
Une liste qui comprend également les deux anciens internationaux, Aouachria et Oukil, comme étant des membres du staff technique.