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Équipe nationale : Gouiri, le faux numéro 9 qui redessine l’attaque

par Abderrahim A.
Équipe nationale : Gouiri, le faux numéro 9 qui redessine l’attaque

La large victoire de la sélection algérienne face à la Bolivie (4-0) lors du dernier match de préparation a permis de mettre en lumière plusieurs enseignements tactiques, notamment le rôle central occupé par Amine Gouiri.
Auteur d’un doublé et très influent dans l’animation offensive, l’attaquant algérien confirme qu’il est devenu bien plus qu’un simple finisseur dans le système imaginé par le sélectionneur Vladimir Petković.
Contrairement au rôle classique d’avant-centre fixé dans la surface adverse, Petković n’utilise pas Gouiri comme un véritable numéro 9.
Il l’intègre plutôt dans une fonction de faux attaquant, un « faux neuf » qui correspond parfaitement à ses qualités techniques et à son intelligence de jeu. Grâce à sa capacité à décrocher entre les lignes, à recevoir le ballon dans les espaces intermédiaires et à participer à la construction des actions, Gouiri offre une dimension supplémentaire au jeu offensif des Verts.

Ses déplacements sans ballon constituent l’un des éléments essentiels de ce système. En quittant régulièrement l’axe de l’attaque pour venir participer au jeu au milieu du terrain, il oblige les défenseurs adverses à sortir de leur zone de confort, créant ainsi des espaces dans leur dos. Ces espaces deviennent alors des zones d’attaque privilégiées pour les ailiers rapides et capables de faire des différences balle au pied.
Face à la Bolivie, cette idée tactique a parfaitement fonctionné, notamment grâce aux profils des joueurs qui entouraient Gouiri. La présence d’ailiers explosifs comme Hadj Moussa et Adil Boulbina a permis de profiter pleinement des espaces créés par les déplacements de l’ancien joueur de Rennes. Même Mohamed Amoura, lorsqu’il évolue à son meilleur niveau, possède les caractéristiques nécessaires pour tirer profit de cette animation offensive.

Le succès de cette approche dépend également de la qualité du milieu de terrain. Pour qu’un faux neuf puisse influencer le jeu, il est indispensable d’avoir des milieux capables de jouer vers l’avant et de casser les lignes de pression adverses grâce à des passes verticales précises. Lors de cette rencontre, Ramiz Zerrouki a particulièrement excellé dans cette mission en trouvant régulièrement les bonnes zones et en accélérant les transitions offensives.
Cette organisation permet également d’installer une certaine liberté dans les déplacements. Les milieux offensifs peuvent alors prendre l’espace libéré par Gouiri, tandis que les positions deviennent plus fluides et moins figées. Cette permutation constante entre l’attaquant et les joueurs du milieu rend l’attaque algérienne plus imprévisible et plus difficile à défendre.

À la lumière de cette prestation convaincante, une conclusion semble se dégager : Amine Gouiri apparaît aujourd’hui comme la pièce maîtresse de l’animation offensive de Vladimir Petković.
Plus qu’un simple buteur, il est le point d’équilibre autour duquel s’articule tout le jeu d’attaque des Fennecs.
Si cette complémentarité avec des ailiers rapides et un milieu capable de jouer verticalement se confirme, Gouiri pourrait bien devenir le seul attaquant dont la place de titulaire semble aujourd’hui presque impossible à remettre en question en vue de la prochaine Coupe du monde.

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