À l’approche des échéances cruciales des éliminatoires pour la Coupe du Monde 2026, tous les regards sont tournés vers Vladimir Petkovic, le sélectionneur de l’équipe nationale d’Algérie.
L’ancien coach de la Suisse se retrouve confronté à un véritable casse-tête : faut-il convoquer Ismaël Bennacer, malgré sa situation sportive très délicate ?
Les Fennecs s’apprêtent à affronter le Botswana et la Guinée en septembre prochain, deux rencontres capitales pour sécuriser leur place au Mondial 2026. Dans ce contexte tendu, chaque choix technique peut avoir des conséquences décisives. Et c’est là que la question Bennacer divise.
Le milieu de terrain de l’AC Milan traverse une période particulièrement trouble. Mis à l’écart par son club, absent des stages de préparation estivale et toujours sans point de chute à quelques jours de la reprise, Bennacer n’a tout simplement pas joué une seule minute de compétition depuis des mois. Une absence de rythme inquiétante pour un joueur censé porter l’entrejeu algérien.
Selon nos informations recueillies du milieu proche du staff technique national, Ismaël Bennacer figure pourtant toujours dans la liste élargie de Vladimir Petkovic en vue du prochain rassemblement. Ce choix témoigne de la confiance que le sélectionneur continue de lui accorder… ou peut-être d’un attachement à certains cadres malgré leur situation en club.
Depuis son arrivée à la tête des Verts, Petkovic a instauré ce que certains qualifient de « saison des cadeaux », en appelant régulièrement des joueurs en manque de temps de jeu, au nom de la solidarité et du soutien psychologique. Une approche humaine, mais pas toujours bien perçue, surtout dans un contexte de compétition où la performance prime.
Le paradoxe, cependant, réside dans les récentes déclarations du coach. Lors de sa dernière conférence de presse, Petkovic avait affirmé, sans détour, qu’il ne ferait plus de cadeaux : « Ceux qui manquent de rythme ou de compétition ne seront pas convoqués. » Une position claire… en théorie.
Si Bennacer venait à figurer dans la liste finale, Petkovic devra s’expliquer. Il risquerait d’apparaître en contradiction avec ses engagements publics, ce qui pourrait fragiliser son autorité, surtout si les résultats ne suivent pas. D’autant plus que certains jeunes talents algériens, plus en forme, frappent à la porte de la sélection avec insistance.
Ismaël Bennacer reste l’un des meilleurs milieux de terrain algériens de ces dernières années. Son influence sur le jeu des Verts est indéniable lorsqu’il est à 100 %. Mais aujourd’hui, le choix de le convoquer (ou non) ne relève pas seulement du domaine sportif : il devient un test de cohérence pour Vladimir Petkovic, entre ses paroles, ses actes, et sa vision de la performance. La balle est désormais dans le camp du sélectionneur. En septembre, il devra trancher.. et assumer.