Le poste de gardien de but pourrait connaître des changements notables au sein de la sélection algérienne lors de la prochaine trêve internationale.
En prévision des échéances à venir, et notamment la Coupe du monde 2026, le sélectionneur national Vladimir Petkovic semble déterminé à élargir son champ d’options dans un secteur qui continue de susciter des interrogations.
Les « Verts » disputeront deux rencontres amicales au mois de mars prochain probablement face à l’Uruguay et l’Iran.
Des matchs de préparation que le technicien suisse entend mettre à profit pour tester de nouveaux profils, notamment dans les buts.
Le manque de conviction totale autour des performances et du potentiel du nouveau venu, Luka Zidane, pousse le staff technique à explorer d’autres pistes afin de renforcer la concurrence et d’assurer une stabilité durable à un poste clé.
Dans cette optique, deux gardiens évoluant en Europe attirent particulièrement l’attention et apparaissent comme des candidats sérieux pour intégrer le groupe des « Fennecs » lors du prochain rassemblement.
Melvin Mastil, une option en provenance de Suisse
Âgé de 25 ans, Melvin Mastil évolue actuellement sous les couleurs du Stade Nyonnais, en Suisse, où il est prêté par le FC Lausanne-Sport. Formé et ayant effectué l’intégralité de sa carrière professionnelle en Suisse, le portier possède néanmoins des attaches algériennes par sa mère, ce qui le rend éligible pour représenter la sélection nationale.
Depuis le début de la saison, Mastil a pris part à 21 rencontres toutes compétitions confondues. Il a concédé 30 buts, tout en réussissant à garder sa cage inviolée à trois reprises. Des statistiques qui traduisent une certaine régularité, malgré un contexte défensif parfois délicat. Sous contrat avec Lausanne jusqu’en 2026, sa valeur marchande est estimée à environ 250 000 euros, selon le site spécialisé Transfermarkt.
Son profil, alliant expérience du football suisse et marge de progression encore intéressante, pourrait séduire Vladimir Petkovic, fin connaisseur du championnat helvétique, et offrir une alternative crédible dans la hiérarchie des gardiens algériens.
Abdellah Al-Aidani, un pari sur l’avenir
Plus jeune, mais tout aussi prometteur, Abdellah Al-Aidani représente une autre piste sérieuse. Né en 2003 en Suisse d’un père algérien et d’une mère suisse, le gardien est juridiquement apte à défendre les couleurs des deux nations. Un dossier que la Fédération algérienne suit avec attention afin d’éviter toute concurrence future.
Formé au sein de la prestigieuse académie des Young Boys de Berne, Al-Aidani a franchi un cap en 2023 en rejoignant le FC Wil 1900 en tant que joueur libre. Ses prestations n’ont pas tardé à attirer l’œil des recruteurs, puisqu’il a récemment été transféré au Modena FC, pensionnaire de la Serie B italienne, lors du dernier mercato, même si les détails financiers de l’opération n’ont pas été rendus publics.
Au total, Al-Aidani compte déjà 88 matchs en carrière, au cours desquels il a encaissé 138 buts et réalisé 22 clean sheets. Des chiffres révélateurs d’une expérience déjà conséquente pour un joueur de son âge, et d’un potentiel intéressant à polir dans un environnement plus compétitif.
Une concurrence ouverte avant mars
À l’approche du prochain rassemblement, la réflexion est donc lancée au sein du staff des Verts. Vladimir Petkovic semble décidé à ne fermer aucune porte, privilégiant la méritocratie et la performance à court et moyen terme.
Les deux matchs amicaux de mars pourraient ainsi servir de laboratoire, permettant d’évaluer de nouveaux visages et de poser les bases d’une hiérarchie plus claire dans les cages.
Dans une sélection ambitieuse, appelée à jouer des objectifs majeurs sur la scène internationale, la question du gardien numéro un reste cruciale. L’émergence de profils comme Melvin Mastil et Abdallah Al-Aidani pourrait bien redistribuer les cartes et offrir à l’Algérie des solutions supplémentaires pour sécuriser l’un des postes les plus sensibles du onze national.