À l’approche de la Coupe du monde de la FIFA 2026, un vent de renouveau souffle sur la sélection algérienne.
Le sélectionneur national, Vladimir Petković, s’apprête à opérer une large revue d’effectif en vue du grand rendez-vous mondial, a-t-on appris auprès de l’entourage du staff technique national.
Après une dernière Coupe d’Afrique des nations-2025 disputée au Maroc en demi-teinte, le technicien helvético-bosnien semble déterminé à ouvrir un nouveau cycle et à poser les bases d’un groupe plus compétitif, capable de rivaliser avec les meilleures nations, à commencer par l’Équipe d’Argentine de football.
Selon les mêmes sources, le staff technique aurait procédé à une analyse approfondie des performances individuelles lors de la dernière CAN. L’objectif : identifier les éléments en perte de vitesse et faire émerger une nouvelle génération plus dynamique, plus constante et mieux adaptée aux exigences du très haut niveau.
Dans cette perspective, pas moins de six noms seraient susceptibles de sortir du projet “Verts” en vue du Mondial 2026. Une décision lourde de sens, mais assumée, dans le cadre d’une stratégie de reconstruction ambitieuse.
Des cadres fragilisés…
Parmi les joueurs dont l’avenir international semble incertain figure Anthony Mandrea. Le gardien n’a pas pleinement convaincu lors de la dernière CAN, affichant des performances jugées irrégulières. Malgré son expérience, son rendement n’aurait pas répondu aux attentes du staff, qui envisagerait désormais d’explorer d’autres options au poste.
Autre dossier sensible : celui de Youcef Atal. Longtemps considéré comme un atout offensif majeur sur le flanc droit, le latéral traverse une période compliquée, marquée par une blessure sérieuse et une baisse notable de régime. Si son talent ne fait aucun doute, sa fragilité physique et son manque de continuité pourraient peser lourd dans la balance.
Au milieu de terrain, Adam Zorgane aurait bénéficié de nombreuses opportunités pour s’imposer durablement. Pourtant, malgré un volume de jeu intéressant, il n’a pas su franchir le cap attendu pour devenir un élément incontournable. Le staff technique semble aujourd’hui privilégier des profils plus tranchants et plus influents dans l’entrejeu.
Sur le plan offensif, les prestations de Moncef Bekrar et Redouane Berkane n’auraient pas apporté les garanties nécessaires. Le secteur offensif, clé dans les compétitions majeures, nécessite efficacité et régularité – deux qualités qui auraient fait défaut à ces attaquants lors des dernières sorties internationales.
Le cas sensible de Baghdad Bounedjah
La possible mise à l’écart de Baghdad Bounedjah constituerait sans doute la décision la plus marquante. Véritable figure de la sélection et héros de la CAN 2019, l’attaquant incarne une génération dorée qui a redonné ses lettres de noblesse au football algérien. Toutefois, à l’aube d’un nouveau cycle, le sélectionneur pourrait privilégier la transition vers des profils plus jeunes et plus en phase avec la dynamique actuelle.
Ce choix, s’il se confirme, symboliserait la volonté de tourner une page et d’inscrire la sélection dans une logique de projection vers l’avenir plutôt que de continuité à tout prix.
Les prochains rassemblements, programmés en mars et en juin, s’annoncent déterminants. Ils permettront à Équipe d’Algérie de football de tester de nouveaux visages et de dessiner les contours du groupe qui portera les ambitions nationales en Amérique du Nord en 2026.
Ces stages seront l’occasion pour les jeunes talents de s’affirmer et pour le staff de consolider une ossature plus équilibrée, capable de tenir le choc face aux grandes nations. Dans un groupe relevé où figure notamment l’Argentine, championne du monde en titre, l’Algérie devra afficher une solidité défensive accrue, une meilleure maîtrise du milieu et une efficacité offensive sans faille.
La feuille de route est limpide : construire une équipe plus prête, plus homogène et mentalement armée pour affronter l’élite mondiale. La Coupe du monde 2026 ne sera pas seulement une participation de plus ; elle représente l’opportunité de repositionner durablement l’Algérie sur la carte du football international.
Le pari de Vladimir Petković est audacieux. Il implique des choix forts, parfois douloureux, mais dictés par une vision stratégique : préparer “les Fennecs” à un défi global où chaque détail comptera. La transition est en marche, et les prochains mois diront si cette grande “opération de tri” portera ses fruits.