Le sélectionneur de l’équipe nationale d’Algérie, Vladimir Petković, a levé le voile jeudi sur la liste des joueurs convoqués pour le prochain rassemblement des Verts. Un stage crucial qui débutera lundi, en vue des deux dernières journées des éliminatoires africaines pour la Coupe du Monde 2026, prévue aux États-Unis, au Canada et Mexique.
L’Algérie, en tête de son groupe, se trouve à une victoire seulement de la qualification officielle. Les Fennecs affronteront tout d’abord la Somalie le 9 octobre au stade Miloud Hadefi à Oran, avant de défier l’Ouganda le 14 octobre à Tizi Ouzou, dans le stade Hocine Aït Ahmed.
« Trois points suffisent pour valider le billet pour le Mondial. Les enjeux sont donc énormes », rappelle un membre du staff technique.
Une liste qui fait peau neuve
Critiqué pour le niveau décevant de ses dernières prestations, Petković a surpris en opérant plusieurs changements significatifs.
Parmi les grandes nouveautés, on note l’arrivée très médiatisée de Luka Zidane, le gardien du club espagnol de Grenade, et fils de la légende Zinedine Zidane. C’est une première convocation en sélection algérienne pour lui.
« Je crois que Luka a les qualités pour nous apporter quelque chose de différent. La hiérarchie des gardiens se décidera pendant le stage », a déclaré Petković en conférence de presse ».
Autres arrivées inédites : Mehdi Drouval (Bari – Italie), Rafik Belghali (Hellas Vérone – Italie), Samir Chergui (Paris FC – France).
À l’inverse, certains cadres habituels n’ont pas été retenus : Saïd Benrahma (Neom, Arabie saoudite) et Ramiz Zerrouki (Twente, Pays-Bas) sont écartés pour baisse de forme. Houssem Aouar (Al-Ittihad) et Youcef Atal (Al-Sadd) sont blessés.
Le milieu Ismaël Bennacer (Dinamo Zagreb), en manque de rythme, devra encore patienter pour son retour.
« Aucun joueur n’est intouchable. Si un nouveau montre plus que les anciens, il jouera. C’est aussi simple que cela », a insisté Petković, visiblement agacé par certaines critiques sur ses choix.
Une nouvelle philosophie en construction
Avec ce remaniement, Vladimir Petković envoie un message clair : la concurrence est ouverte, et la porte de la sélection reste accessible à tous les joueurs performants, où qu’ils évoluent.
Il affirme notamment : « Il n’existe pas de statut garanti. Nous avons souvent été confrontés à des blessures. Les nouveaux doivent pouvoir compenser, voire s’imposer. »
Il a aussi évoqué le cas de Badreddine Bouanani, jeune talent de Stuttgart: « Il progresse, mais doit prouver à chaque rassemblement. »
Bensebaïni et Belaïli toujours en odeur de sainteté
Interrogé sur deux figures emblématiques du groupe, Ramy Bensebaïni et Youcef Belaïli, le sélectionneur s’est montré élogieux : « Ramy reste un pilier de la défense. Son absence récente n’est pas due à un excès de cartons, mais à une gestion physique. Quant à Belaïli, il reste un atout offensif majeur, apprécié du public. Mais la concurrence reste forte devant. »
À quelques jours de deux rencontres déterminantes, l’Algérie affiche un visage renouvelé, entre ambition de renouveau et volonté de qualification. Les choix forts de Petković ne manqueront pas de faire réagir, mais ils traduisent une conviction: personne n’est au-dessus du projet.