L’équipe nationale algérienne a certes remporté son match face à l’Ouganda, mais le contenu affiché laisse un goût amer et suscite de réelles inquiétudes à l’approche de la CAN 2025, prévue dans quelques semaines.
Face à une sélection classée parmi les équipes du troisième niveau continental, loin derrière les cadors africains que sont le Sénégal, le Nigeria, l’Égypte, le Maroc, la Tunisie, le Cameroun ou encore la Côte d’Ivoire, les Verts ont livré une prestation très en deçà des attentes. Même en comparaison avec des nations de second rang comme l’Afrique du Sud, le Burkina Faso ou le Cap-Vert, l’écart sur le terrain n’était pas évident… au contraire.
Une prestation inquiétante face à un adversaire modeste
Loin de dominer les débats, les hommes de Vladimir Petkovic ont été bousculés dans l’impact physique, perdant de nombreux duels et manquant cruellement de tranchant. L’équipe ougandaise a joué avec une combativité exemplaire, affichant une intensité qui a mis en difficulté une sélection algérienne sans solidité ni agressivité.
Sans les deux penalties — dont l’un suscite d’ailleurs beaucoup de discussions — le scénario de la rencontre aurait pu tourner autrement. Ce constat relance le débat sur la capacité de cette équipe à hausser son niveau face à des adversaires beaucoup plus costauds sur la scène continentale.
Les jeunes déçoivent
L’intégration des jeunes, longtemps réclamée par les supporters, n’a pas apporté le souffle espéré : Maza, malgré une bonne activité, n’a pas eu d’impact décisif ; Hadj Moussa continue de manquer d’efficacité devant le but et peine à justifier la confiance placée en lui ; Belghali, sur qui beaucoup d’espoirs reposaient, s’est montré fragile défensivement malgré ses qualités offensives.
Ce constat alimente le sentiment d’une équipe encore en reconstruction fragile, où aucun joueur ne semble réellement se démarquer.
Le temps presse pour Petkovic
La période des essais touche à sa fin. À quelques semaines de la CAN, la philosophie de Vladimir Petkovic semble de plus en plus contestée. De stage en stage, la sélection nationale n’inspire pas confiance, et la marge de manœuvre s’amenuise dangereusement.
Les attentes sont énormes, la pression populaire grandit, et le temps joue contre le sélectionneur. Une réaction rapide et des choix forts s’imposent s’il veut redonner espoir à un public qui commence à douter.